CASH ACTIONS Retour de l’embellie

le 24/04/2014 L'AGEFI Hebdo

CASH ACTIONS Retour de l’embellie
Vally Colli
(DR)

Cette année, les professionnels du cash actions ont profité des bonnes performances des marchés en 2013. « Ce qui a mis du baume au cœur des opérateurs, mais aussi renforcé leurs attentes en termes de rémunération », indique Vally Colli, associée au cabinet de chasse de têtes Vendôme Associés, qui note « une augmentation des bonus en moyenne de 10 % à 15 % ». Avec des différenciations : « L’enveloppe allouée a été plus généreuse pour ceux qui en avaient moins bénéficié au titre de 2012 ». En outre, les bonus zéro ont été plus rares et les très bons vendeurs ont bénéficié d’une progression plus importante que la moyenne, « de l’ordre de 30 % ou davantage », précise Vally Colli. Pour les populations dites « régulées » qui sont soumises à un encadrement strict de leurs rémunérations, le mode de distribution des bonus obéit, cette année encore, à des règles spécifiques : une part de 40 % à 60 % doit être différée sur trois à cinq ans et elle est soumise à des conditions de performance pour être perçue à son échéance. En outre, la moitié doit être distribuée en actions ou instruments équivalents. Ces règles réduisent mécaniquement la part versée en cash. Par conséquent, certaines banques ont procédé au relèvement des salaires fixes, une tendance déjà observée ces dernières années. « Les salaires de base sont en augmentation dans les structures françaises, surtout pour les seniors confirmés et les managers. Néanmoins, ils demeurent sous contrôle », nuance l’associée de Vendôme. De leur côté, les banques étrangères se distinguent en continuant à mener des rehaussements très significatifs des bases fixes. « Elles poursuivent leur politique de forte revalorisation du fixe surtout pour les ‘directors’ et les ‘managing directors’, au détriment du bonus, note Vally Colli. Une réponse adaptée, selon les uns, absurde pour d’autres, au regard des contraintes réglementaires. » Cette année, un vendeur senior a pu percevoir jusqu’à 240.000 euros de bonus global (cash et différé) pour un fixe situé entre 110.000 et 230.000 euros. L’an dernier, son bonus pouvait atteindre au maximum 200.000 euros pour un fixe situé entre 100.000 et 200.000 euros. 

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