La chronique de l'actualité

Goldman devrait acter dans sa gouvernance son nouveau business modèle

le 13/03/2018

Philippe Mudry

Officiellement, le changement de patron chez Goldman Sachs n’est pas encore à l’ordre du jour. Mais il est déjà clair que le successeur de Lloyd Blankfein devrait venir d’un autre horizon que celui de la salle des marchés. Ce qui, s’agissant de l’acteur le plus emblématique de Wall Street, est en soi une révolution.

Cette présomption découle de la démission, officialisée hier, de Harvey Schwartz, l’un des deux adjoints de Lloyd Blankfein. Elle laisse en lice pour la succession un seul candidat interne, David Solomon, 56 ans, qui vient lui de la banque d’investissement.

Si son accession au poste suprême semble désormais très plausible aux « Goldman watchers », c’est d’abord qu’un autre poids lourd de Wall Street, le Wall Street Journal, a affirmé vendredi, sans être vraiment démenti, que l’actuel numéro un cèderait son fauteuil en fin d’année à un successeur choisi en interne.

Lloyd Blankfein, nommé en 2006, reste le seul rescapé à ce niveau, après son alter ego de JP Morgan Chase Jamie Dimon, de la période précédant la crise financière.

Plausible, cette promotion l’est ensuite parce qu’elle entérinerait l’évolution du modèle économique de la célèbre banque d’affaires.

Autrefois très dominant, le trading, c’est-à-dire le négoce de valeurs mobilières, représentait l’essentiel du chiffre d’affaires et des profits du groupe. Désormais, il ne pèse guère plus de 40% de l’activité, reculant en importance face à la banque d’investissement, la gestion d’actifs et l’activité de prêt.

L’une des décisions majeures promise à tout successeur sera d’ailleurs de confirmer ou non cette diversification croissante, qui va désormais jusqu’à la banque de particuliers et au crédit à la consommation.

Sur le même sujet

A lire aussi