La chronique de l'actualité

Les banques s’apprêtent à donner le tempo à Wall Street

le 13/04/2017

Philippe Mudry

Le secteur bancaire est en Bourse l’un des grands gagnants de l’ère Trump. L’heure arrive de savoir si ses résultats trimestriels, à partir d’aujourd’hui, et les perspectives de dérégulation le concernant justifient sa valorisation actuelle… et celle du marché !

Depuis le 1er mars, quand la cote des banques a atteint son plus haut niveau, supérieur d’un tiers à celui du jour de l’élection, leurs cours ont consolidé. Mais elles restent solidement valorisées, 22% au-dessus de ceux de novembre.

Globalement les résultats du secteur devraient être honorables et progresser d’un an sur l’autre d’un bon 5% selon les consensus disponibles.

La hausse des taux d’intérêt augure ainsi d’une remontée des marges. De plus, l’activité sur les marchés de capitaux a été soutenue, porteuse de résultats solides de leurs divisions d’investissement.

Cela dit la Réserve fédérale a noté une légère baisse des encours de prêts au 1er trimestre, aux particuliers notamment. C’est pourquoi les chiffres propres à ce segment, et les éventuelles provisions qui seront constituées, seront regardés de près, dans le crédit auto surtout.

Reste l’inconnue de la régulation, très à l’ordre du jour à la Maison Blanche comme au Congrès où le représentant républicain Jeb Hensarling joue un rôle-clé.

Peu de certitudes encore sur la réforme à venir, mais quelques tendances : l’abolition de l’essentiel de la loi Dodd-Frank est quasi-certaine, et le retour à une scission des banques, via une forme de Glass-Steagall Act, possible, peut-être sur une base bi-partisane.

Mais la question clé des futurs niveaux de fonds propres paraît ouverte. Or c’est d’elle que dépendra beaucoup à l’avenir le regard du marché sur ce secteur régulé entre tous.

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