La chronique de l'actualité

Les temps sont durs pour les petites banques familiales

le 07/06/2016

Philippe Mudry

Il y a longtemps que la consolidation paraît inéluctable pour les petites banques.

En mariant la Banque Martin Maurel avec Rothschild & Cie, la famille Maurel pourrait avoir donné le coup d’envoi de la vague attendue.

Les temps ne sont pas faciles pour les petits établissements.

Certes, ils n’ont pas autant de coûteuses surcharges en capital que les plus gros, engagés dans une course au renforcement de leurs bilans qui peut s’avérer ruineuse.

Et dans le cas de Martin Maurel, la solidité de la banque, solidement capitalisée, n’a pas souffert de la crise.

Mais les réglementations les impactent quand même.

Surtout quand elles ont, à côté de leurs activités de gestion d’actifs ou de fortune, une activité de prêt pour laquelle le régulateur demande beaucoup plus de fonds propres qu’autrefois.

Aussi Lucie Maurel, qui formera avec David de Rothschild un « tandem » à la tête du nouvel ensemble, pense-t-elle que l’histoire va dans le sens d’une « accélération » de la concentration.

Peut-être aussi, dans certains établissements familiaux, est-il plus difficile de concilier le développement des affaires et les besoins patrimoniaux d’ayant-droits de plus en plus nombreux.

Le cas de la Banque Martin Maurel n’est en tout cas pas isolé.

L’Agefi a ainsi appris que Meeschaert, un autre fonds de commerce familial de gestion privée et de gestion d’actifs, est en vente.

Dans le cas de Rothschild Martin Maurel, c’est un ensemble séduisant alliant activité de banque d’affaires très dynamique à une gestion d’actifs de quelque 34 milliards d’euros qui va voir le jour.

Banque d’affaires plus gestion de l’épargne est un grand classique de la banque. L’adaptation à l’ère post-crise financière le remet au goût du jour.

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