La chronique de l'actualité

BNP Paribas et Société générale soldent un trimestre difficile

le 02/05/2016

Philippe Mudry

Examen de passage important pour les banques françaises, avec leurs résultats trimestriels.

BNP Paribas demain et Société générale mercredi en dirons long sur l’état de santé de banques européennes anémiées et près de décrocher par rapport à leurs rivales américaines.

En banque d’investissement et de financement, la messe est déjà dite.

Les deux établissements ont annoncé des réductions d’effectifs qui ne laissent rien augurer de bon dans ce secteur.

S’il est vrai, comme le dit le patron de Credit Suisse Tidjane Thiam, que les deux premiers mois de l’année ont été les pires jamais vus sur les marchés, reste à connaître les dégâts causés dans les comptes de deux champions français.

BNP Paribas est par ailleurs attendue sur ses réductions de coûts, notamment en Italie, et sur le dynamisme de sa banque de détail.

Qant à Société générale, c’est sur la vigueur retrouvée de son réseau qu’une bonne nouvelle pourrait être attendue, tout comme sur un retour surprise à meilleure fortune en Russie.

La banque de La Défense devrait aussi profiter d’éléments exceptionnels favorables.

La réduction de l’amende sanctionnant sa participation au scandale de l’Euribor devrait ainsi permettre une reprise de provisions de plus de 200 millions d’euros.

Reste à savoir où les chiffres situeront les deux banques dans le concert peu guilleret des acteurs européens où certaines contreperformances, de Barclays à Deutsche Bank, pourraient annoncer de prochains naufrages.

Ce qui est clair, c’est le décrochage des banques de marchés européennes par rapport aux américaines.

Avec 10 points de parts de marché gagnés en 5 ans, ces dernières sont sur le point de surclasser leur rivales sur leur propre terrain.

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