La chronique de l'actualité

Les banques paient la note des récentes turbulences de marché

le 25/03/2016

Philippe Mudry

Il y a quelques jours, la banque suisse UBS a annoncé des bonus… en hausse !

La nouvelle a laissé ses concurrents pantois car dans les banques de financement et d’investissement, ce n’est pas la bonne humeur qui domine.

Surtout depuis le récent coup de tabac boursier.

Marculs Schenck, le directeur financier de Deutsche Bank, résumait le sentiment général en assurant que janvier et février ont été les pires mois qu’il ait vu dans la banque de toute sa carrière.

Et d’ajouter qu’ils «laisseraient des traces». Dans un groupe soumis depuis des années à des restructurations, chacun redoute la suite de ses propos.

Tidjane Thiam, le patron de Credit Suisse, en a tiré sans attendre les conclusions.

Mercredi, il s’est livré à une nouvelle opération vérité ;

six mois après l’annonce d’une augmentation de capital et d'un plan de réduction de coûts, il a annoncé que ses activités de marché seraient en perte au premier trimestre et qu’il engageait un nouveau plan d’économies de 800 millions de francs.

Une précision n’est pas passée inaperçue : c’est sur des portefeuilles illiquides que les pertes ont été constatées.

Ce risque d’illiquidité, qui rappelle les pires heures de la crise financière, redevient un véritable épouvantail sur les marchés.

Nul doute que les résultats trimestriels des banques marqueront d’autres surprises désagréables.

Du côté des banques de financements et investissement françaises, on ne reste pas non plus inactifs ;

Certaines plient la toile, comme Crédit Agricole qui réduit ses actifs de 8%, d’autres se réorganisent comme Natixis, toutes enfin poursuivent la chasse aux coûts.

Société générale devrait annoncer une nouvelle accélération de son plan d’économies début avril.

A lire aussi