Scor grimpe en Bourse grâce à l’armistice signé avec Covéa

le 11/06/2021 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Le réassureur Scor
(Photo Scor.)

L'action du groupe de réassurance Scor bondit vendredi, portée par l'annonce de la signature d'un protocole d'accord avec Covéa mettant fin aux litiges entre les deux sociétés et soulignant, selon les analystes, sa faible valorisation boursière.

Vers 13h45, le titre Scor s'adjugeait 8,01%, soit la plus forte progression de l'indice SBF 120 qui, dans le même temps, progressait de 0,75%.

Outre une indemnité de 20 millions d'euros versée par le groupe mutualiste à Scor, le protocole prévoit que Covéa n'achète pas d'action de la société de réassurance directement ou indirectement pendant sept ans. De plus, Scor disposera pendant cinq ans d'une option de rachat de la participation de Covéa dans son capital d'environ 8% à un prix d'exercice de 28 euros par titre.

UBS explique que ces annonces permettent de supprimer une importante épée de Damoclès qui pesait sur l'action Scor, à savoir une potentielle vente par Covéa de toute ou partie de sa participation dans le groupe de réassurance.

Les analystes mettent également en avant un autre élément du protocole d'accord: la cession par Scor à Covéa d'environ 30% de son portefeuille d'affaires en cours de réassurance-vie en Irlande, pour environ 1 milliard de dollars, soit environ 820 millions d'euros.

Revalorisation des activités vie et santé de Scor

Oddo BHF juge que cette transaction «met en évidence la faible valorisation du groupe», réitérant sa recommandation à «surperformance» sur le titre. Deutsche Bank partage ce constat et, en extrapolant le prix annoncé pour cette opération, calcule que l'ensemble des activités de réassurance vie et santé de Scor pourraient être valorisées à environ 5,5 milliards d'euros, soit plus que la capitalisation boursière de l'intégralité du groupe, d'environ 5 milliards d'euros.

Plus largement, Bryan Garnier considère que l'armistice noué entre les deux groupes constitue «une victoire» pour Scor et son PDG, Denis Kessler, qui laissera à la fin juin la direction générale à Laurent Rousseau dans des conditions optimales.

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