JPMorgan et Citi limitent la casse

le 15/07/2020 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Malgré la hausse du coût du risque, les deux banques américaines ont bénéficié du rebond des activités de marché d'avril à juin. En revanche, Wells Fargo est en perte.

JPMorgan et Citi limitent la casse
(Bloomberg)

Depuis hier et durant les jours qui viennent, les investisseurs pourront constater la manière dont les banques ont pu traverser la crise sanitaire du coronavirus. Alors que JPMorgan et Citi ont limité les dégâts malgré une baisse de leurs bénéfices, Wells Fargo a déçu les investisseurs, affichant une perte nette trimestrielle pour la première fois depuis 2008.

JPMorgan a été la première à publier ses résultats trimestriels mardi. Ils enregistrent une baisse de 51% sur un an, à 4,69 milliards de dollars, soit 1,38 dollar par action. Cette baisse est la conséquence de la mise en réserve de 8,9 milliards de dollars sur ce trimestre pour faire face aux potentiels défauts dus à la pandémie. Bien qu’en repli, ces résultats apparaissent supérieurs aux attentes, le consensus des analystes ayant plutôt prévu un bénéfice pour le deuxième trimestre proche d’un dollar par action. Le chiffre d’affaire de la banque a progressé de 15%, à 33,8 milliards de dollars. Cette activité correspond au plus haut revenu trimestriel jamais enregistré par JPMorgan. Ce sont les activités de banque d’investissement et de courtage qui ont tiré la banque. Grâce à la volatilité, les revenus de trading ont progressé de 79% à 9,7 milliards de dollars.

De son côté, Citi a présenté un résultat net de 1,3 milliard de dollars, soit 50 cents par action, en baisse de 73% par rapport à 2019 et des revenus de 19,8 milliards de dollars, en hausse de 5,3% par rapport à l’année dernière. Pour le groupe aussi, les résultats ont été affectés par 5,8 milliards de dollars de coût du risque, mais soutenus par les activités de marché qui ont progressé de 48% sur un an à 6,9 milliards.

Enfin, Wells Fargo, dont les résultats étaient aussi très attendus, a présenté une perte nette de 2,4 milliards de dollars au second trimestre, comparé à un bénéfice de 6,2 milliards de dollars au deuxième trimestre 2019. Cette perte est à attribuer en partie à la mise en réserve de 8,4 milliards de dollars pour faire face aux risques de crédit, une somme deux fois supérieure aux attentes des analystes. Contrairement à JPMorgan et Citi, la banque affiche un recul de ses revenus de 17,6%, à 17,8 milliards de dollars contre 21,6 milliards pour la même période l’année dernière. Elle a par ailleurs annoncé un dividende à 10 cents par action, contre 20 cents attendu par le consensus. La banque met tout de même en avant un ratio de fonds propres (CET1) de 10,9%, en hausse par rapport aux 10,7% du premier trimestre.

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