HSBC étend son expérimentation de la blockchain à l’affacturage

le 08/06/2018 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque a mené un test avec Euler Hermes au cours des quatre derniers mois.

HSBC France, avenue des Champs-Elysées à Paris.
HSBC France expérime les nouvelles technologies au sein du «Trade Innovation Lab».
(crédit : Pierre Chiquelin)

HSBC multiplie les expérimentations de la «blockchain» dans ses métiers. La filiale française de la banque sino-britannique a annoncé jeudi avoir testé l’application de cette technologie à son activité d’affacturage, au cours des quatre derniers mois, en partenariat avec l’assureur-crédit Euler Hermes.

Dans le cadre de ce «proof of concept» (POC), les deux groupes ont simulé des transactions commerciales et des émissions de factures entre des contreparties imaginaires, sur la blockchain qui sous-tend l’usage de la cryptomonnaie Ethereum. Dans le cas d'une entreprise qui a souscrit un contrat d'affacturage auprès de HSBC France et un contrat d'assurance-crédit auprès d’Euler Hermes, ce qui représente deux relations bilatérales, auxquelles s'ajoute celle entre le «factor» et l'assureur-crédit, la blockchain permet de ne plus avoir qu'une seule relation entre ces différents acteurs. Ces derniers disposent ainsi immédiatement des mêmes informations.

Une douzaine de «POC» en cours

«Le client bénéficie d'un nombre d'échanges réduits, d'un financement sécurisé et plus rapide», résume à L’Agefi Olivier Sabineu, directeur de l’affacturage chez HSBC France. «Ce test est le premier du genre en France», souligne le dirigeant, ajoutant que «la transposition de cette expérimentation dans des conditions réelles constitue un objectif de moyen terme.»

Le 14 mai, la maison mère HSBC et sa concurrente néerlandaise ING avaient mené une opération de «trade finance» basée sur la blockchain, pour le négociant américain de matières premières agricoles Cargill, qui faisait face à une problématique de lettre de crédit.

Au total, une douzaine de POC sont en cours au sein du «Trade Innovation Lab» de HSBC France, un espace de travail collaboratif où la banque planche sur les apports que représentent de nouvelles technologies comme le big data et l’intelligence artificielle pour ses métiers. Un autre laboratoire d’innovation situé à Singapour travaille plus particulièrement sur les problématiques de paiements et de trésorerie. Ces laboratoires sont des espaces de travail collaboratifs, qui, outre les collaborateurs de l’établissement bancaire, comprennent des clients de HSBC, des universitaires et des fintech. Le groupe HSBC entend par ailleurs investir dans ces start-up spécialisées dans les technologies financières et dispose à cette effet d’une enveloppe de 250 millions de dollars (211,6 millions d’euros).

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