HSBC France décroche dans la banque de détail

le 21/02/2017 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

HSBC France décroche dans la banque de détail
(PC)

Après les résultats annuels du groupe HSBC présentés ce matin, HSBC France a annoncé cet après-midi un produit net bancaire de 2,32 milliards d’euros en 2016, en recul de 2,3% sur un an. La filiale tricolore pâtit, selon nos calculs, d'une baisse de 16% à 1,46 milliard d’euros des revenus de ses activités de détail qui regroupent la banque des particuliers (-23%) et la banque des entreprises (-2,2%). En données ajustées (retraitées notamment de la plus-value de cession de Visa Europe), les revenus du pôle se creusent même de 19,5%, soit un recul bien plus significatif que dans les autres réseaux de retail français.

Comme ses concurrentes, HSBC France est affectée par les taux bas et le volume élevé de renégociations et remboursements anticipés de crédit immobiliers. Mais elle souffre aussi de la variation de la valeur actualisée des contrats de sa filiale d’assurance vie, comptabilisée dans le PNB de sa banque de détail. En dehors de cet élément, le PNB ajusté de la banque des particuliers recule tout de même de 12,3% et celui de l’ensemble du pôle de détail de 10,5%. « On a perdu des clients retail en net », reconnaît Jean Beunardeau. Le directeur général de HSBC France assume le « nettoyage » du portefeuille des clients inactifs ou qui n’offraient pas toutes les garanties en matière de conformité.

La banque de financement, d’investissement et de marchés croît quant à elle de 49,2% avec un PNB de 864 millions d’euros. Elle profite d’un gain exceptionnel de 180 millions d’euros lié principalement aux couvertures des crédits immobiliers de la banque de détail et comptabilisé en 2016 pour respecter les normes comptables du groupe.

Tous métiers confondus, HSBC France publie un résultat net de 310 millions d’euros en 2016, en baisse de 13,3% sur un an. Le résultat avant impôt recule de 30,1% à 432 millions, mais il augmente de 21% à 663 millionsune fois retraité de plusieurs éléments exceptionnels. Ceux-ci comprennent une dépréciation de 127 millions d’euros des écarts d’acquisition des banques du Louvre, Eurofin et Hervet, et des charges de 108 millions liées à la restructuration des services centraux et informatiques la banque.

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