ING s'apprête à racheter les activités turques de HSBC

le 07/07/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Qatar National Bank et Arab Bank Corporation auraient renoncé pour se concentrer dans Finansbank.

Libérée des contraintes liées au soutien public reçu dans le sillage de la crise financière, ING renoue avec la croissance externe. La banque néerlandaise est entrée en négociations exclusives avec HSBC en vue de lui reprendre ses opérations en Turquie, ont rapporté Reuters et le Financial Times. Son réseau local de banque de détail, qui regroupe 300 agences, a accusé l'an dernier une perte de 155 millions de dollars. Les revenus globaux ont atteint 791 millions de dollars pour des actifs d'environ 15 milliards de dollars. L’établissement britannique se déleste de ces actifs dans le cadre d’une revue stratégique qui prévoit également la cession des activités brésiliennes, la suppression de 25.000 postes et une réduction de la voilure dans la banque d’investissement.

Cette opération en Turquie se ferait au prix d’une décote sur la valeur comptable de 1,1 milliard de dollars. Elle permettrait à ING de doubler la taille de ses activités dans le pays. Les autres acquéreurs potentiels comprenaient BNP Paribas, Qatar National Bank et Arab Bank Corporation. Ces deux derniers auraient renoncé pour se concentrer sur la possible cession d’une participation minoritaire détenue par National Bank of Greece (NBG) dans Finansbank.

La banque grecque, touchée de plein fouet par la crise actuelle, cèderait 34% de ses intérêts (sur un total de 99,8%). La Commission européenne pourrait faire pression en ce sens. Selon la presse turque, QNB aurait pris contact avec le Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF), qui couvre également NBG. Cette dernière a reporté cette année une augmentation de capital pour sa filiale turque, après des craintes sur la valorisation. Mais dans le cadre d'un accord de restructuration entériné avec les régulateurs européens l'an dernier, NBG doit céder au moins 40% de son entité turque pour renforcer ses fonds propres.

HSBC n'est pas le seul acteur à se désengager du pays. Plus tôt cette année, Citigroup a vendu sa participation de 1,2 milliard de dollars dans Akbank, le quatrième établissement coté en Turquie sur le plan des actifs. La banque américaine a néanmoins assuré qu'elle restait déterminée à maintenir ses activités de crédit aux entreprises.

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