L’Autorité de la concurrence bénit l’union Banques Populaires – Ecureuil

le 23/06/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

A La Réunion, seul point d'achoppement, le nouveau groupe s'est engagé à maintenir l'autonomie de ses trois enseignes pendant cinq ans

Un obstacle de moins pour les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne. La nouvelle Autorité de la concurrence a donné hier son feu vert au rapprochement des deux banques, dont l’union donnera naissance au deuxième acteur du marché bancaire français sur la plupart des segments concernés. 

L’institution n’a relevé qu’une situation à problème : celle de La Réunion. Dans la banque de particuliers, « près de 50 % des agences bancaires de l’île seront rattachées au nouveau groupe », relève l’Autorité. Sur le marché des entreprises, l’ensemble Caisses d’Epargne - Banques Populaires y détiendra aussi une position forte, du fait de l’absence du Crédit Mutuel. Mais le gendarme antitrust n’a guère eu la main lourde. Le nouveau groupe s’est simplement engagé à « maintenir l’indépendance juridique et l’autonomie de gestion » de ses trois enseignes réunionnaises (Banque de la Réunion, Caisses d’Epargne et Bred), « pour une durée de cinq ans ». 

Pour les proches du dossier, le feu vert des autorités de la concurrence à ce projet très politique ne faisait guère de doute. Même avec des parts de marché supérieures à 20 % (crédit immobilier, cartes…) voire 25 % (épargne bancaire en incluant le Livret A), le nouvel ensemble reste devancé la plupart du temps par le Crédit Agricole. Un coup d’œil aux données transmises à l’Autorité de la concurrence suffit à s’en convaincre (voir tableau). Or, lorsque la banque verte avait racheté le Crédit Lyonnais en 2003, elle n’avait eu aucune concession à faire. Le CECEI lui avait bien ordonné de céder 85 points de vente – pas toujours des agences de plein exercice – mais le Conseil d’Etat avait cassé ensuite cette décision et privé le Comité de ses pouvoirs en matière de concurrence.

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