Les dépréciations sur prêts des banques européennes ont crû de 83 % en 2009

le 30/06/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Selon une étude réalisée par KPMG, la charge totale des banques de l’échantillon, au nombre de quinze, a atteint 110 milliards d’euros

Dans le sillage de la crise financière, les banques européennes ont passé leurs comptes à la paille de fer en 2009. Selon une étude réalisée par KPMG, basée sur un panel de quinze banques, les charges de dépréciations sur les encours de prêts ont augmenté de 83% l’an passé, à 110 milliards d’euros. «Neuf banques ont vu ces charges plus que doubler», a souligné Marie-Christine Jolys, associée chez KPMG, à l’occasion mardi d’une conférence de presse. Toutefois, des banques telles que Royal Bank of Scotland, Lloyds, HSBC et Commerzbank anticipent un recul de ces charges en 2010.

Parallèlement, «les expositions à risque demeurent, mais ont été provisionnées et réduites», a indiqué Marie-Christine Jolys. Les banques ont globalement diminué de 17%, 34% et 54% leurs expositions nettes sur les CDO, les RMBS et les «monolines».

Si la performance des banques s’est améliorée, avec un bénéfice net global de 42,5 milliards d’euros en 2009, contre une perte cumulée de 25,4 milliards en 2008, la banque d’investissement a constitué le principal moteur de cette tendance. Les profits générés par cette activité ont presque quadruplé à 95 milliards d’euros. «Ceci résulte de l’amélioration des spreads de crédit et de l’amélioration des conditions de marché», a relevé Jean-François Dandé, associé chez KPMG.

En termes de solvabilité, le ratio tier one des banques s’est amélioré de 32%, passant de 6,9% à 9,1% en moyenne en 2009. A la faveur de meilleurs résultats dégagés, de la réalisation d’augmentation de capital ou de la prise de participation par les pouvoirs publics, «le ratio core tier one s’établit globalement à plus de 8%, alors que seules deux banques dépassaient ce seuil en 2008», souligne Sophie Sotil, senior manager chez KPMG.

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