La Société Générale s'étonne des déclarations dans l'affaire Kerviel

le 18/05/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Dans un communiqué, la Société générale a réagi lundi matin aux déclarations révélées par Mediapart, et confirmées à Reuters, d'une commandante de police chargée d'enquêter sur l'affaire Kerviel dans lesquelles elle dit avoir la certitude que la banque ne pouvait ignorer les agissements de son ex-courtier. La "Société Générale s'étonne des déclarations qui auraient été faites par un policier au juge d'instruction parisien en charge des plaintes déposées par Jérôme Kerviel alors qu'il avait lui-même déclaré aux policiers qui l'interrogeaient en janvier 2008 qu'il avait agi seul et à l'insu de sa hiérarchie", indique la banque."L'affaire liée aux agissements frauduleux de Jérôme Kerviel remonte maintenant à plus de sept ans et a fait l'objet de plusieurs décisions de justice qui ont toutes reconnu la culpabilité pénale exclusive de Jérôme Kerviel", ajoute le communiqué.

La commandante de police de la brigade financière a tenu ces propos lors d'une audition devant le juge d'instruction Roger Le Loire le 9 avril, dans le cadre de l'information judiciaire pour faux, usage de faux et escroquerie au jugement ouverte en 2014 à la suite de plaintes déposées par l'ex-courtier. Selon une source proche du dossier, le juge a depuis saisi la brigade financière pour vérifier les points soulevés par celle qui a quitté la police judiciaire il y a quelques mois.

La Cour de cassation a confirmé en mars 2014 la condamnation pénale de Jérôme Kerviel pour abus de confiance, faux, usage de faux et introduction frauduleuse de données dans un système de traitement automatisé, mais a cassé les dispositions civiles de l'arrêt l'obligeant à payer 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts. Le procès au civil doit se tenir en janvier 2016.

A lire aussi