UBS France est condamnée pour harcèlement moral

le 05/03/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Le conseil de prud'hommes de Paris a condamné jeudi UBS France à verser 30.000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral à une ex-salariée qui aurait refusé de détruire des archives qui pouvaient selon elle nourrir des soupçons d'évasion fiscale. Stéphanie Gibaud, ex-responsable marketing pour UBS France, a été licenciée en janvier 2012. Elle a dit avoir été victime de «brimades» de la part de sa supérieure hiérarchique quand celle-ci lui aurait demandé en 2008 de «détruire des fichiers de clients et prospects» impliqués selon elle dans une affaire d'évasion fiscale présumée, ce qu'elle aurait refusé.

Dans un communiqué transmis à Reuters, UBS France a dit «prendre acte de ce jugement». Elle précise ne pas avoir l'intention de faire appel, au vu notamment des «faibles montants accordés» à Stéphanie Gibaud, soit 2,6% de ce qu'elle demandait. La maison mère d'UBS a été mise en examen à Paris pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage illicite de clients français. UBS France a quant à elle été mise en examen pour complicité de démarchage illicite.

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