Le Crédit Agricole d'Ile-de-France va accentuer sa transformation en 2015

le 11/02/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La caisse régionale a bénéficié d'un coût du risque au plus bas l'an dernier. Elle investit dans la modernisation de son réseau d'agences.

Dans un contexte économique toujours aussi peu porteur, le Crédit Agricole d’Ile-de-France (Cadif) a résisté en 2014 avec un résultat net en hausse de 7,9%. Son produit net bancaire (PNB) a légèrement progressé de 0,8% à 945 millions d’euros, entièrement soutenu par son compartiment fonds propres auquel contribue la société de capital développement Socadif.

En revanche, les commissions de la collecte centralisée à CASA ont reculé du fait du niveau élevé des taux de l’épargne réglementée, tandis que les commissions de service ont souffert de plafonnements réglementaires intervenus en début d’exercice. A 490 millions d’euros, la marge d’intermédiation affiche un repli de 3,5%.

L’établissement a développé son activité sur des axes de croissance jugés prioritaires : le nombre de conventions de gestion a progressé de 30% dans la banque privée et le taux d’équipement des professionnels en terminaux de paiement électroniques a grimpé de 20%. Les encours de crédit sur ce marché des professionnels et de l’agriculture (plus de 105.000 clients) ont progressé de 5,7% sur la période, à 1,74 milliard d’euros. Les indicateurs de production sont également au vert dans le crédit à la consommation, l’assurance, la prévoyance et la protection.

Les charges d’exploitation ont augmenté de 1,4%, à 496 millions d’euros, du fait du projet «Ambition 2015». La caisse régionale a investi 75 millions d’euros l’an dernier dans l’immobilier, la technologie et les compétences. Elle est notamment engagée dans un processus de conversion de son fonds de commerce à son nouveau concept d’«agence Active», qui fait la part belle au digital. Compte tenu du regroupement de 50 agences et de 9 autres déjà en test, le Cadif prévoit de transformer 268 agences en 2015 et 2016. En conséquence, les charges sont attendues en hausse de 3% cette année.

A 4 millions d'euros, soit 1,5 point de base par rapport aux encours de crédit, le coût du risque a reflué à un niveau historiquement bas l'an dernier. Par mesure de précaution, les provisions collectives et filières ont été abondées à hauteur de 20 millions d'euros en net. En matière prudentielle, le ratio de solvabilité a reculé de 100 points de base, à 22,5%, en raison d'un changement de méthode de l'ACPR. Le ratio de liquidité LCR ressort à plus de 86% fin 2014, largement au-dessus du seuil réglementaire aujourd'hui à 60% (100% en 2019).

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