Citigroup réduit encore la voilure dans la banque de détail

le 15/10/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque américaine sort de onze pays et territoires, dont six en Amérique latine. Elle poursuit un mouvement engagé depuis près de deux ans.

Deux surprises ont émaillé les résultats trimestriels de Citigroup publiés hier. Premièrement, le groupe financier américain a décidé d'abandonner ses activités de banque de détail dans onze pays ou territoires : six en Amérique latine (Salvador, Guatemala, Nicaragua, Panama, Costa Rica et Pérou), auxquels s'ajoutent le Japon, l'Egypte, la République Tchèque, la Hongrie et l'île de Guam. La banque a insisté sur le fait qu'elle entendait maintenir ses services aux clients institutionnels sur ces marchés. Ceux-ci concernent notamment la gestion des transactions internationales et la gestion de trésorerie.

Avec ces onze retraits, Citigroup va réduire sa présence dans la banque de détail à 24 pays seulement, contre 41 il y a encore deux ans. Son directeur général Michael Corbat s'est donné pour mission de sortir des marchés «retail» sur lesquels il n'a pas réussi à atteindre une taille suffisante. La Grèce, le Honduras, la Turquie et la Roumanie ont notamment fait les frais de cette stratégie. «Je suis déterminé à simplifier notre entreprise et à allouer nos ressources finies là où nous pouvons générer la meilleure rentabilité pour nos actionnaires», a confirmé hier le directeur général.

La deuxième surprise est venue de l'annonce du démantèlement de l'équipe de sécurité affectée à sa filiale mexicaine Banamex après la mise au jour d'une fraude estimée à 15 millions de dollars. La maison-mère a découvert que sa filiale a fourni des services de sécurité à des particuliers extérieurs à l'établissement. Ce n'est pas la première fois que Banamex fait parler d'elle. Plus tôt cette année, la filiale a été mêlée à un scandale comptable au sein de la société de services pétroliers Oceanografia.

Ces deux annonces ont éclipsé des résultats plutôt de bonne tenue. La banque a dégagé un résultat net ajusté de 3,67 milliards de dollars (2,9 milliards d'euros) au troisième trimestre, soit une hausse de 13% par rapport à la période comparable de l'an dernier. Citi Holdings, la division qui abrite le portefeuille d'actifs non stratégiques, a renoué avec les profits à hauteur de 272 millions de dollars. La tendance est également positive chez JPMorgan, où le bénéfice net a atteint 5,6 milliards de dollars (contre une perte de 380 millions de dollars il y a un an), grâce à un allègement conséquent de la facture juridique.

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