L’assurance française se décide à consolider ses structures communes

le 25/09/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Alors que la construction européenne suppose un lobbying intense, la FFSA et le Gema annoncent le renforcement de leur association commune, l’AFA

La création de l’Association française de l’assurance (AFA) par les sociétés et les mutuelles d’assurances en 2007 répondait au souci «d’aller plus loin» dans la défense des intérêts communs de la profession, qui faisait face à de nombreux défis (Solvabilité 2, réforme de l’assurance-vie, dépendance, etc.).

La Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema) – qui représentent les deux principales familles du métier – ont décidé d’aller un cran plus loin. Elles ont annoncé hier le renforcement des instances de l’AFA à travers la mise en place de trois commissions de travail et la création des postes de délégué général et de secrétaire général – dont l’absence, à la création de l’AFA, pouvait surprendre.

Les commissions concerneront le numérique, l’assurance de personnes et l’assurance de biens et de responsabilité. Signe que les responsables entendent doter l’association de réels pouvoirs et une certaine autonomie, les deux dernières commissions se substitueront à leurs homologues respectives au sein de la FFSA et du Gema. Jusqu’à présent, les commissions existant au sein de l’AFA s’occupaient de sujets relativement mineurs d’un point de vue du lobbying: la déontologie et le développement durable.

En outre, les postes de délégué général et de secrétaire général seront occupés par des piliers des deux organismes professionnels: Arnaud Chneiweiss, secrétaire général du Gema, pour le premier et Gilles Wolkowitsch, son homologue à la FFSA, pour le second.

Ni la FFSA, ni le Gema n’étaient disponibles hier pour commenter ces évolutions. Les deux instances réservent en effet leur communication pour la conférence du Gema qui a lieu ce matin et à laquelle – chose exceptionnelle – le président de la FFSA Bernard Spitz assistera. On connaîtra notamment la répartition des présidences de commission.

On peut toutefois penser que ces initiatives signalent, en creux, l’efficacité toute relative de l’AFA jusqu’à présent. En effet, celle-ci n’a jamais été le vecteur principal de communication des deux familles de l’assurance sur les sujets dont elle était pourtant chargée. Sur le site de l’AFA, aucun communiqué n’a par exemple été publié entre celui du 13 octobre 2011 (dans lequel l’association approuvait le plan de soutien à l’économie) et celui du 26 juin 2014, annonçant la désignation de Bernard Spitz à sa tête.

A lire aussi