Laurent Fabius apporte son soutien à BNP Paribas

le 03/06/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Photo : REA

La France va défendre les intérêts de BNP Paribas dans son contentieux avec la justice américaine, a déclaré mardi Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, pour ce qui constitue la première prise de position nette du gouvernement dans cette affaire. La première banque française est menacée d'une amende qui pourrait dépasser 10 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros), selon la presse américaine, car soupçonnée d'avoir tenté de contourner les sanctions imposées par les Etats-Unis à plusieurs pays entre 2002 et 2009, notamment l'Iran et le Soudan, et réalisé avec eux des transactions en dollars.

«S'il y a eu une faute ou une infraction, il est normal qu'il y ait une sanction. La sanction doit être proportionnée et raisonnable. Ces chiffres-là ne sont pas raisonnables», a déclaré Laurent Fabius sur France 2. Le dirigeant a souligné que ce contentieux coïncidait avec les discussions entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur leur futur partenariat commercial transatlantique et que, dans ce cadre, Washington enverrait un très mauvais signal en infligeant à BNP Paribas une sanction aussi dure. «Là , vous auriez l'exemple d'une décision injuste et unilatérale. Ça serait un très sérieux et même grave problème», a jugé le locataire du Quai d'Orsay. Selon lui, l'amende pourrait avoir «un rôle d'entraînement négatif considérable» pour l'économie française en raison de la moindre capacité de prêt de la banque si ses capitaux étaient entamés.

A lire aussi