RSA répond aux interrogations sur le niveau de ses fonds propres

le 28/02/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L'assureur britannique lève 775 millions de livres auprès des actionnaires et supprime son dividende au titre de 2013

A l'occasion de la publication de ses résultats annuels, RSA Insurance Group a officialisé son projet d'augmentation de capital, objet de rumeurs insistantes depuis plusieurs jours. Le directeur général Stephen Hester a confirmé dans l'ensemble les points évoqués dans la presse : une émission de titres de 775 millions de livres (soit 20% de la capitalisation boursière) entièrement garantie par les banques, des recettes de 300 millions de livres tirées de la cession d'activités en 2014 et l'annulation du dividende au titre de 2013.

Le groupe a en outre annoncé l'acquisition auprès de Berkshire Hathaway d'un traité de réassurance de 550 millions de livres et la vente d'une majeure partie de son portefeuille en actions.

Concocté par l'ancien patron de RBS, ce plan vise à redresser des finances mises à mal par un scandale comptable en Irlande, qui s'est traduit pour cette filiale par une perte technique de 220 millions de livres l'an dernier. Les intempéries outre-Manche ont également lourdement affecté les comptes, sous la forme d'une charge représentant 3,5% des primes, nettement plus que la moyenne sur cinq ans. Compte tenu de ces éléments, le bénéfice technique ressort à 57 millions de livres, contre 358 millions en 2012. Le groupe, qui a également essuyé des dépréciations de survaleurs, publie au bout du compte une perte brute de 244 millions de livres.

Pour UBS, l'assureur fait «plus que le nécessaire pour répondre aux interrogations sur les fonds propres». Nomura souligne aussi des niveaux adéquats post-augmentation de capital, avec un ratio de couverture de 180% et un ratio de capital économique de 160%. D'un point de vue opérationnel, RSA entend faire croître son activité et sa rentabilité à partir de marchés prioritaires (Royaume-Uni, Irlande, Scandinavie, Canada et Amérique latine), ce qui explique ces opérations de désengagement planifiées cette année et en 2015.

L'exercice en cours pourrait donner du fil à retordre. L'impact des intempéries au premier trimestre s'élève déjà à 75-100 millions de livres, alors que les produits d'investissement et les primes nettes devraient baisser, note Nomura. Dans ces conditions, tout dividende intérimaire en 2014, s'il se présente, serait «modeste».

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