Natixis franchit une étape avec le rachat de BPCE Assurances

le 20/02/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La filiale cotée de BPCE fait un pas de plus dans le renforcement de son pôle d’assurance, son métier le plus dynamique en 2013

BPCE affiche des encours totaux de 153,5 milliards d’euros en assurance vie à fin 2013. Photo PHB.

C’est désormais officiel. Hier, à quelques heures de la présentation de ses résultats annuels, Natixis a acté le rachat de la participation de sa maison-mère dans BPCE Assurances. La banque de gros a déboursé «300 millions d’euros pour 60%», a annoncé Laurent Mignon, directeur général de Natixis. Comme attendu, cette filiale d’assurance dommages au service des Caisses d’Epargne est valorisée 500 millions d’euros, les 40% restants étant toujours détenus par la Maif et la Macif.

Natixis renforce ainsi son rôle d’usine d’assurance au service du groupe, proclamé en novembre par BPCE en même temps que la remise en cause unilatérale de son partenariat avec CNP Assurances, fournisseur historique des polices vie et prévoyance des Caisses d’Epargne.

Avant l'arrivée en mars de son nouveau patron Jean-François Lequoy (ex-FFSA), Natixis Assurances affiche la plus forte dynamique des métiers «cœur» de Natixis en 2013. Le produit net bancaire du fournisseur des Banques Populaires a bondi de 39%, à 268 millions d’euros. Si le chiffre d’affaire (primes encaissées) a seulement progressé de 14% en dommage et prévoyance, «dans l’activité d’assurance vie, la marge financière et les réserves se reconstituent tandis que le taux servis aux clients augmente», indique la banque cotée. Les encours de Natixis Assurances ont crû de 4% sur l’exercice, à 39 milliards d’euros, mais restent très en deçà du stock de plus de 100 milliards d’euros géré par la CNP pour le compte des clients des Caisses d’Epargne. BPCE affiche ainsi des encours totaux de 153,5 milliards d’euros en assurance vie à fin décembre. Côté flux, la collecte nette est redevenue positive l’an dernier chez Natixis Assurances, à 400 millions d’euros contre -1,2 milliard en 2012, et à l'échelle de BPCE (500 millions au total).

Le groupe mutualiste se montre en revanche peu disert sur l’avancée de ses discussions avec la CNP, dont il est à la fois client et actionnaire. «Nous souhaitons engager au plus vite des discussions sur l’ensemble des sujets liés à notre souhait de reprendre à partir du 1er janvier 2016 les affaires nouvelles (nouées avec les Caisses d’Epargne, ndlr)», a déclaré François Pérol, président du directoire de BPCE. La CNP travaille à élaborer des propositions, nous serons à l’écoute lorsqu’elles nous seront faites».

Les déclarations de l'assureur public seront scrutées à la loupe aujourd’hui, à l’occasion de la présentation de ses propres résultats.

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