Le gouvernement espagnol souhaiterait se défaire au plus vite de l’assureur crédit Cesce

le 03/01/2014 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Reuters rapporte de sources bancaires que Madrid a reçu de nombreuses marques d’intérêt pour sa part de 50,25%, dont celle de Coface

Le gouvernement espagnol souhaiterait battre le fer tant qu’il est chaud au sujet du devenir de l’assureur crédit Cesce, dont il détient 50,25% du capital. Reuters rapporte de sources bancaires proches du dossier que Madrid serait sur le point de conclure la vente de cette participation historique, l’Etat ayant présidé à la création de Cesce en 1970. L’opération, sous la houlette de PricewaterhouseCoopers côté financier et de Perez-Llorca côté juridique, pourrait valoriser la société à quelque 400 millions d’euros.

En 2012, Cesce a engrangé un bénéfice imposable de 27,4 millions et affichait fin 2012 des fonds propres nets de 319 millions. Les géants bancaires espagnols BBVA et Santander se partagent 45,85% du capital de Cesce, le solde étant détenu par plusieurs assureurs.

Le gouvernement espagnol ne fait pas mystère de sa volonté de céder en une opération unique sa part majoritaire au capital de Cesce. Le mois dernier, le secrétaire espagnol au Commerce Jaime Garcia-Legaz a assuré que la transaction serait bouclée en 2014. L’opérateur de la loterie nationale ainsi que l’opérateur aéroportuaire Aena complètent la liste d’actifs en cours de cession par l’Etat espagnol. La procédure concernant Aena traîne toutefois du fait d’un fort endettement et de la baisse du trafic sur l’aéroport madrilène de Barajas.

Pour Cesce, le calendrier semble s’accélérer. «La vente se fera sans aucune difficulté, l'actif suscite beaucoup d'intérêt», a déclaré à Reuters l'une des sources bancaires. Le directeur général de l’assureur espagnol Mutua Madrilena a déjà fait part publiquement de l’intérêt de son groupe pour cette participation de contrôle au capital de l’assureur crédit. Mais l’assureur serait bien loin d’être le seul prétendant. L’opération intéresserait aussi selon Reuters un autre assureur espagnol, Mapfre.

Et l’intérêt pour Cesce, qui a ouvert un bureau en France en 2000 puis au Portugal en 2003, aurait franchi les frontières. L’assureur crédit français Coface et au moins un autre assureur étranger seraient selon Reuters toujours également sur les rangs pour emporter la mise. Mapfre et Coface n’ont pas souhaité commenter l’information concernant leur intérêt pressenti.

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