Swiss Re pourrait collaborer avec le britannique Phoenix en lui cédant Admin Re

le 15/07/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le réassureur suisse discute de la vente de son portefeuille britannique en extinction à Phoenix Group, dont il pourrait devenir actionnaire

Les jeux ne sont pas faits, mais Swiss Re et Phoenix Group ont confirmé vendredi avoir engagé des pourparlers préliminaires au sujet d’Admin Re. Cette filiale du réassureur suisse est le leader britannique de la liquidation d’anciens portefeuilles d’assurance vie, une activité également pratiquée par Phoenix, groupe coté à Londres. Leur fusion, annoncée par Sky News jeudi soir, formerait un ensemble d’une valeur de 3 milliards de livres (3,5 milliards d’euros), avec de plus de 100 milliards de livres d'actifs sous gestion et près de 10 millions de détenteurs de contrats. Selon la chaîne d'information, Phoenix est conseillé par Deutsche Bank et Swiss Re par JPMorgan Cazenove.

En début d’année, le groupe zurichois n’avait pas caché travailler à l’avenir d’Admin Re, tandis que Phoenix déclarait qu’il envisageait des acquisitions, pour la première fois depuis deux ans. Si leurs discussions aboutissent, Swiss Re pourrait prendre une participation minoritaire au capital de Phoenix, selon le communiqué publié par ce dernier. Vendredi, le titre Phoenix a grimpé de 10% à la Bourse de Londres. Connu sous le nom de Pearl jusqu’en 2010, le groupe avait indiqué en janvier vouloir lever 250 millions de livres pour alléger le poids de sa dette. L’an dernier, il avait engagé des négociations avec CVC Capital Partners, enterrées faute d’accord sur sa valorisation.

La cession d’Admin Re permettrait à Swiss Re de renforcer sa solidité financière, voire de distribuer un dividende spécial à ses actionnaires pour la deuxième année consécutive, selon des analystes interrogés par Bloomberg. Fin juin, le numéro deux mondial de la réassurance (avec 23,5 milliards de dollars de primes nettes souscrites en 2012) avait annoncé une série de mesures visant à améliorer sa rentabilité et la rémunération de ses actionnaires.

L’an dernier, il s’était séparé du pendant américain d’Admin Re, vendu à Prudential pour 398 millions de livres. Le groupe zurichois avait enregistré une perte d’un milliard de dollars au deuxième trimestre, mais il avait aussi libéré du capital pour ses autres activités et amélioré le rendement de ses fonds propres et son bénéfice par action.

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