Les spécialistes du crédit à la consommation sont toujours à la peine

le 13/03/2013 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le secteur, qui se prépare à de nouvelles réformes législatives, enregistre encore un recul de sa production en janvier

Pour les acteurs du crédit à la consommation, l’année 2013 commence à peu près aussi mal que 2012 s’était terminée. La production en janvier a enregistré un léger recul de 0,5% par rapport à janvier 2012, à 2,76 milliards d’euros, selon les statistiques de l’Association française des sociétés financières, qui représente la majorité du marché. Mais la variation annualisée de la production moyenne des trois derniers mois reste nettement négative, à -2,4%.

Si l’on est loin de la correction du premier semestre 2012 (jusqu'à 10% de rythme de contraction), aucun signe de redressement n’est donc perceptible. La production cumulée sur 12 mois glissants est au plus bas, à 35,6 milliards d’euros. Très dépendant de la conjoncture économique et de la consommation, le secteur paie notamment le marasme du marché automobile français, qui se traduit sur le financement de véhicules neufs aux particuliers (-1,5% en janvier et -6,2% en moyenne sur les trois derniers mois). Les prêts personnels progressent légèrement (+0,5%) en janvier, tout comme le financement de biens d’équipement (+2,6%), tandis que le crédit renouvelable, principale victime de la loi Lagarde, poursuit sa contraction (-0,6%).

Dans ce paysage désolé, un bouleversement est attendu. Le gouvernement a en effet prévu de présenter au printemps un projet de loi sur le crédit à la consommation, qui inclura à la surprise générale un registre national des crédits. La création de ce fichier positif, régulièrement évoquée et repoussée, est rejetée par les banques et les associations de consommateurs, mais est vue d'un œil favorable par certains établissements spécialisés.

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