Scor se dit confiant sur sa capacité à absorber l’ouragan Sandy

le 14/11/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le réassureur a vu son bénéfice net sur neuf mois progresser de 40%, grâce à l’intégration du portefeuille mortalité de Transamerica Re

A l’image de ses concurrents, Scor s’est dit confiant dans sa capacité à absorber le coût de l’ouragan Sandy dans ses comptes du quatrième trimestre. «Personne ne peut donner aujourd’hui une estimation précise. Nous pensons que le coût (de cet ouragan) pour l’assurance et la réassurance pourrait être autour de 20 à 25 milliards de dollars (15,7-19,7 milliards d’euros). Nous considérons que nous pouvons absorber normalement Sandy au quatrième trimestre», a indiqué Denis Kessler, président de la compagnie.

L’exposition de Scor à cette catastrophe naturelle sera «inférieure à sa part de marché», a précisé le dirigeant, le groupe n’ayant pas de contrats de réassurance dans des secteurs tels que le transport collectif autour de New York. Hannover Re, qui a relevé la semaine passée ses prévisions de résultats sur 2012, avait estimé que les pertes générées par Sandy ne devraient pas excéder son budget annuel (560 millions d’euros, utilisé à hauteur de 193 millions, ndlr). Munich Re, qui a également relevé son objectif de bénéfice annuel, avait estimé le coût de Sandy dans ses comptes à «quelques centaines» de millions d’euros.

Sur les neuf premiers mois de l’année, la relative clémence en termes de catastrophes naturelles et l’intégration du portefeuille mortalité de Transamerica Re depuis fin 2011 ont permis à Scor de dégager une hausse de 40% de son bénéfice net, à 318 millions d’euros.

La performance du groupe est jugée «très solide» par le bureau d’étude Bryan Garnier, qui souligne toutefois que les bénéfices pâtissent d’une «politique d’investissement frileuse». Dans un environnement marqué par la faiblesse des taux d’intérêt, «Scor Global Investments poursuit une stratégie d’investissement prudente et défensive», a indiqué le réassureur. Le rendement courant des actifs s’est établi à 3,4% sur les neuf premiers mois de l’année (2,8% après prise en compte des dépréciations du portefeuille actions).

«Les résultats sont solides, soutenus par un ratio combiné meilleur qu’attendu», à 93,7%, renchérit l’analyste de Credit Suisse. Scor s’est par ailleurs dit confiant quant à la réalisation de ses objectifs stratégiques, notamment un montant de primes brutes de 10 milliards d’euros d’ici à 2013. A fin septembre, ces primes atteignaient 7,2 milliards d’euros, soit une progression de 33% (+12,6% en données comparables).

A lire aussi