L’assureur Talanx évite la sortie de route pour ses premiers pas en Bourse

le 03/10/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le titre a crû de 1,2% à 18,5 euros dans un marché baissier. Le prix de l’offre s’inscrivait toutefois dans le bas de la fourchette de valorisation

Après un lancement hésitant et difficile, les premiers pas en Bourse de Talanx ont finalement été accueillis positivement. Alors que le prix de l’offre s’élevait à 18,30 euros, le titre du troisième assureur allemand a progressé de 1,2% à 18,5 euros mardi pour sa première séance de cotation, au sein d’un marché baissier.

Le projet d’introduction en Bourse de Talanx, qui détient 50,2% du réassureur Hannover Re, remonte à une dizaine d’années. Le groupe avait annoncé le mois dernier le lancement de ce projet, pour ensuite se rétracter, puis finalement le relancer quelques jours plus tard.

Talanx a toutefois réduit le montant de l’augmentation de capital. En septembre, «nous avions l’objectif de lever un milliard d’euros lors de l’introduction en Bourse. Mais nous avons ensuite réduit nos plans d’émission d’actions à la baisse», a indiqué un porte-parole du groupe à l’AFP. Le volume global de l’introduction en Bourse s’élève à 817 millions d’euros, incluant la conversion en actions de 300 millions d’euros d’obligations détenues depuis 2010 par Meiji Yasuda Life, partenaire japonais de Talanx.

En raison d’un capital flottant trop faible, «nous n’intégrons pas tout de suite le MDax, mais cela reste un objectif», a poursuivi le porte-parole. En cas d’exercice de l’option de surallocation, le flottant s’élèverait à 11,2%, le solde du capital se répartissant entre Meiji Yasuda Life (6,5%) et HDI (82,3%).

«Avoir réussi une opération primaire est une belle performance dans l’environnement actuel», souligne un banquier. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que Talanx a opté pour une plus faible valorisation en vue d’attirer les investisseurs dans un climat de marché volatil. Le prix de l’offre, fixé à 18,3 euros, se situe dans la moitié basse de la fourchette de valorisation de 17,3 à 20,3 euros.

Alors que le secteur de l’assurance évolue dans un environnement difficile, ce constat prévaut également pour Direct Line, valorisé 2,7 milliards de livres (3,2 milliards d’euros) en se basant sur le prix de milieu de fourchette (160-195 pence). Les analystes valorisaient la branche assurance de Royal Bank of Scotland, dont le prix d’introduction définitif doit être connu prochainement, entre 2,5 à 3,5 milliards de livres.

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