Royal Bank of Scotland opte pour une cotation de sa filiale Direct Line

le 28/08/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque aurait mis un terme aux discussions menées avec des fonds. Le prospectus d’introduction en Bourse devrait être publié fin septembre

Royal Bank of Scotland (RBS), qui cherche à se séparer de sa filiale Direct Line, semble désormais se concentrer exclusivement sur une introduction en Bourse de sa division d’assurance. La banque britannique aurait en effet mis un terme aux discussions menées avec des fonds d’investissement incluant Blackstone, Bain Capital et KKR, selon le Sunday Telegraph citant une source proche du dossier.

RBS s’est contenté d’indiquer lundi, comme elle l’avait déjà fait lors de la publication de ses résultats semestriels, que «la préparation du projet d’introduction en Bourse est en bonne voie». Selon le Sunday Telegraph, le prospectus de l’introduction devrait être publié fin septembre.

D’autres fonds, à l’image d’Apax ou BC Partners, avaient également été cités comme candidats à une reprise de Direct Line, qui bénéficie d’une position dominante dans le secteur de l’assurance automobile en ligne et dispose de cash-flows récurrents.

Si RBS n’a jamais officiellement fait état de discussions avec des fonds, la procédure (baptisée dual track), consistant à mener en parallèle préparatifs d'introduction sur le marché et négociations avec des investisseurs privés, est régulièrement utilisée en vue d’accroitre la valorisation de la société.

Une cotation, qui reste toutefois fragilisée par la poursuite des turbulences sur les marchés actions, pourrait valoriser Direct Line à plus de 3 milliards de livres (3,8 milliards d’euros), selon un consensus d’analystes avancé en juillet par Reuters. Or, les fonds, dont la part du financement en dette doit se révéler minime au regard de celle en fonds propres pour se conformer aux exigences des régulateurs du secteur, pourraient ne pas s’être alignés sur un tel montant.

Par ailleurs, l’introduction en Bourse présente l’avantage pour RBS de pouvoir conserver plus facilement une participation au capital de Direct Line, dans l’anticipation de jours meilleurs. RBS, détenue à hauteur de 82% par l’Etat britannique, est contrainte de se restructurer en vue de rembourser l’aide publique reçue en 2008.

Début août, RBS avait indiqué prévoir une cotation de sa division d’assurance en trois tranches séparées (l’une cette année et les deux suivantes en 2013 et 2014), en vue de maximiser le rendement pour ses actionnaires.

A lire aussi