Scor fait carton plein chez les agences de notation

le 06/06/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

S&P a été la dernière cette semaine à relever la note du réassureur français, sur fond d’intégration réussie de Transamerica Re

Scor a séduit ces trois derniers mois l’ensemble des agences de notation chargées de son suivi. Dernière à faire feu, Standard & Poor’s a relevé cette semaine de «A» à «A+» les notes de solidité financière et de crédit à long terme du réassureur et de ses principales filiales. S&P entre ainsi dans le sillage de Fitch (note de stabilité financière et de défaut émetteur relevée à «A+» le 15 mars), d’A.M. Best (note de crédit émetteur portée à «a+» et note de solidité financière confirmée à «A» le 2 mai) et de Moody’s (le 9 mai, note de solidité financière améliorée de «A2» à «A1» et de dette subordonnée de «Baa1» à «A3»). Toutes ces nouvelles notes sont assorties d’une perspective stable.

Ce tir groupé trouve sa source dans des facteurs tant sectoriels que propres à Scor. Le 22 mai, CreditSights avait ainsi relevé sa recommandation sur trois réassureurs, à savoir Scor, Munich Re et Hannover Re, sur fond de résultats trimestriels solides grâce à l’absence de catastrophes majeures et d’espoirs de maintien d’une rentabilité élevée jusqu’à la saison des ouragans. La société de recherche crédit saluait à cette occasion les expositions limitées, à l’exception de Munich Re, aux dettes souveraines européennes risquées De quoi selon S&P qualifier de faible le risque crédit de Scor.

Ces rehaussements de note couronnent aussi la stratégie de l'entreprise. S&P souligne aussi la contribution positive de 25 millions d’euros de Transamerica Re au résultat opérationnel du groupe entre son rachat auprès d’Aegon en août dernier et fin 2011. La diversification tant des activités que géographique apportée par cette opération, particulièrement aux Etats-Unis, est de bon augure selon l’agence.

Et en dépit de ce rachat, du grand nombre de catastrophes naturelles et de marchés actions déprimés, Scor a conservé en 2011 un niveau de capitalisation conforme selon S&P «au milieu voire en haut» de celui de la catégorie de notation «A». Le courtier Raymond James soulignait pour sa part hier la «très courte duration des actifs, c'est-à-dire l'absence d'exposition à une remontée des taux».

Au chapitre des risques pesant sur la note «A+» accordée à Scor, S&P cite notamment l’hypothèse de voir l’appétit grandissant pour le risque, conformément au plan stratégique, se traduire par une plus grande volatilité des résultats.

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