La Matmut entend nouer cette année son partenariat dans l'épargne

le 25/05/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L'assureur mutualiste mise sur un accord de distribution pour garantir la diversité de son offre, avec un accent placé sur la santé

«On ne peut pas appeler assurance la collecte d'épargne», a lancé hier à l'occasion de la présentation des résultats de la Matmut son PDG Daniel Havis. Le dirigeant a assuré que le projet de partenariat en épargne «avançait» et qu'«une annonce» pourrait bien être faite cette année sur la base d'un transfert de portefeuille accompagné d'un accord de distribution. L'opération pourrait d'ailleurs être nouée avec «un partenaire mutualiste de notre environnement proche». A fin 2011, l'encours du contrat Matmut Vie Epargne s'élevait à 517 millions d'euros.

Le groupe ne souhaite nullement renier sa volonté d'offrir à ses sociétaires «toute la palette des produits d'assurance». Cette diversification reste d'ailleurs l'un des deux axes stratégiques mis en avant, avec un accent aujourd'hui sur la santé. Cette offre a été «très bien accueillie» selon le groupe, avec, 18 mois après son lancement, 54.000 contrats couvrant 80.000 personnes à fin 2011 (pour un chiffre d'affaires annuel de 23 millions d'euros). «Nous avons aujourd'hui largement dépassé les 100.000 personnes protégées», confiait hier Daniel Havis.

Second axe stratégique affiché, le développement des coopérations avec les partenaires de Sferen, dont Daniel Havis occupe la présidence depuis décembre 2011. Le dirigeant assure que le projet d'un réseau commun de réparateurs et d'experts automobiles au sein de cette Sgam (Société de groupe d'assurance mutuelle) fédérant la Matmut, la Macif et la Maif, verra bien le jour au 1er janvier prochain. La Matmut souligne que chacun intégrera le projet «à (son) rythme». Si les autres sujets de réflexion commune ne sont nullement abandonnés selon Daniel Havis, «à chaque jour suffit sa peine».

Quant aux résultats 2011 de la Matmut, le dirigeant se dit «assez satisfait» de la hausse de 87,7% du résultat net combiné, à 25,4 millions d'euros, soutenue avant tout par une sinistralité «contenue» en automobile.

Le chiffre d'affaires est en repli de 1,4% (1,8 milliard) en dépit d'une progression de 2,1% du volume de contrats d'assurance à plus de 6,5 millions. Le ratio combiné des activités non vie s'est élevé en 2011 à 102%, en amélioration mais pas encore pleinement satisfaisant aux yeux de Daniel Havis, qui concède qu'en tant que mutualiste, le groupe peut et doit s'imposer la plus grande prudence pour une navigation à long terme.

A lire aussi