Le CCSF tente de moraliser les comparateurs d'assurances sur internet

le 21/05/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le Comité consultatif du secteur financier a émis un avis pour renforcer la transparence et la qualité de ce marché. Mais sans contrainte

Le logo du CCSF. Photo: PHB/Agefi

Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a rendu mercredi dernier son avis concernant les comparateurs d’assurances de dommages sur internet. Cette enquête faisait partie des objectifs du Comité fixés pour l’année 2012 par l’ancien ministre de l’Economie François Baroin en novembre dernier. Car, note le CCSF dans son avis, «s’ils sont le vecteur à la fin de l’année 2010 de moins de 10% du nombre de souscriptions des contrats d’assurance de dommages, ils sont fréquemment consultés par les internautes et sont appelés à jouer un rôle grandissant auprès des assurés».

L’avis est destiné à renforcer la transparence et la qualité du secteur. Ayant «reçu l’accord des principaux comparateurs concernés à l’issu d’un dialogue fructueux», l’avis du CCSF propose des règles communes relatives à l’information que devraient livrer de tels sites, ainsi qu’à certaines garanties que devra présenter le comparateur dans les sélections proposées aux internautes.

Parmi les informations que le CCSF invite à afficher clairement figurent l’indentification et le statut du comparateur, ses liens économiques et partenariats éventuels avec les assureurs et les intermédiaires dont il présente les offres, son mécanisme de rémunération, sans parler d’une présentation claire des contrats eux-mêmes, y compris des limites de leurs garanties. Le comité veut également promouvoir la plus grande transparence possible dans la restitution des offres correspondant aux critères de l’internaute. Il recommande en outre l’affichage de tarifs tous frais compris. «Certains sites internet se présentent sur les moteurs de recherche comme comparateurs alors qu’ils ne proposent de comparer qu’un nombre très limité de contrats, voire, dans certains cas, les contrats [d’]un seul assureur», souligne le CCSF.

Il reste à savoir quelle suite sera donnée à cet avis, qui n’a aucun caractère coercitif. Le CCSF ne peut que constater que l’accord des comparateurs «pourrait conduire les entreprises concernées à reprendre à leur comptes ces principes sous forme d’une ‘charte des comparateurs d’assurances sur internet’». Il a également indiqué qu’il étendra, comme prévu, ses travaux aux comparateurs de crédit et de complémentaires santé.

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