La concurrence s'accroît sur le marché français du courtage en ligne

le 26/03/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le britannique iDealing s'implante en France et mise sur des tarifs agressifs pour prendre 4% du marché d'ici quatre ans

Photo: PHB/Agefi

Un nouvel acteur prend pied sur le marché français du courtage à destination des particuliers. La société britannique iDealing.com (iDealing), qui vient d’ouvrir un bureau sur les Champs-Elysées, lance cette semaine une offre qui se veut agressive.

«Les tarifs sur le marché du courtage boursier sont actuellement très élevés en France et nous pouvons les réduire», indique à L’Agefi Lee Foster Bowman, fondateur de la société. Pour les personnes qui s’inscriront dans les trois premiers mois, «le courtage sera gratuit pendant un an. Nous perdrons de l’argent, mais comptons fidéliser nos clients», relève le dirigeant.

IDealing disposera d’une équipe de quatre personnes, dont Lee Foster Bowman, portant les effectifs du groupe à une vingtaine de collaborateurs. «Nous avons peu d’employés par rapport à nos concurrents et nous réalisons la majeure partie des tâches via des applications informatiques, ce qui nous rend plus compétitifs», explique le fondateur.

En France, qui constitue la première expansion du groupe en dehors de ses frontières domestiques, «nous visons une part de marché de 4% à horizon quatre ans, voire peut-être deux ans», relève Lee Foster Bowman, précisant afficher au Royaume-Uni une part de marché «de l’ordre de 3,5%» dans un contexte «très concurrentiel». Sur la base d’un chiffre d’affaires de quelque 5 millions d’euros, le bénéfice net d’iDealing devrait tourner autour de 1,5 million d’euros au titre du dernier exercice (clos fin mars 2011).

Au cours des prochaines années, iDealing entend se concentrer sur son développement en France et ne prévoit pas de s’implanter dans d’autres pays européens pour le moment.

Alors que le marché du courtage en France se révèle également concurrentiel, les acteurs rivalisent d’attractivité en termes d’offres. «L’environnement est actuellement très mouvant et va encore évoluer en termes de concurrence, de réglementation et d’innovation», indiquait début mars Gwénaël Moy, directeur général France d’IG Markets, qui revendique à fin 2011 une part de marché de 30% dans l’Hexagone. Boursorama, le numéro un du secteur avec une part de marché stable de 32,6%, a vu le poids de ses activités bancaires (53% en 2011) dépasser celui du courtage. Le produit net bancaire dans cette dernière activité a reculé de 5% à 70,4 millions d’euros en 2011.

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