Un rapport veut remédier à la surtarification du transfert d'argent des migrants

le 21/02/2012 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

Dans un rapport commandé par la Banque africaine pour le développement et financée par l'Agence française de développement, l'ONG Epargne sans frontière fait plusieurs recommandations : elle prône notamment la fin des clauses d'exclusivités dont bénéficient parfois certaines sociétés de transferts d'argent (STA), la concentration des institutions de microfinance (IMF) pour qu'elles pèsent davantage dans le paysage concurrentiel, développer la bibancarisation (l'ouverture de comptes non-résidents), mieux contrôler les conventions de bibancarisation entre les établissements non européens et les établissements de crédit en France et mettre en place des mécanismes supplémentaires de protection de l'épargne déposée dans les pays d'origine. Selon les chiffres cités par le ministère de la Coopération, les transferts d'argent des migrants (hors flux informels) ont représenté 351 milliards de dollars dans le monde en 2011, soit le double de l'aide publique au développement des pays de l'OCDE. Ils devraient dépasser les 400 milliards de dollars en 2014. Les tarifs pratiqués par les divers intervenants (STA, banques, IMF, etc.) atteignaient en moyenne 10% en 2008 et n'ont que peu baissé depuis.

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