ING prépare le terrain pour la cotation de son activité d’assurance

le 08/12/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe néerlandais passera au trimestre en cours une charge de 0,9 à 1,1 milliard d’euros imputable à des produits d’assurance aux Etats-Unis

ING tente de solder l’héritage des contrats d’assurance à annuités variables aux Etats-Unis, ou «variable annuities», ces produits dont la distribution a été arrêtée en 2009. Cela en vue de la scission de ses activités et des introductions en Bourse distinctes de son pôle d’assurance, d’un côté aux Etats-Unis, de l’autre en Europe et en Asie.

Hier, le groupe néerlandais a annoncé qu’il allait enregistrer à ce sujet au titre du trimestre en cours une charge comprise en première estimation entre 900 millions et 1,1 milliard d’euros. Cela à l’issue d’une revue exhaustive, dont le lancement avait été annoncé début novembre, du portefeuille de variable annuities outre-Atlantique tenant compte de critères de modélisation actualisés. Le groupe doit en effet revoir à la hausse ses efforts de couverture face à l’allongement de la durée de vie et à un environnement chahuté sur les marchés financiers, qui fragilisent le rendement de ses investissements tout en accroissant ses engagements de versements aux assurés.

Si le projet d’IPO, inscrit dans le cadre de l’approbation par la Commission européenne des aides publiques perçues en 2008, a été confirmé hier, le directeur général d’ING Jan Hommen a confié qu’il n’était pas impossible que l’activité de contrats à annuités variables soit exclue du périmètre de cotation.

Le dirigeant, se félicitant des actions «déterminantes» et «nécessaires» de la nouvelle équipe de direction de l’assurance aux Etats-Unis, n’a de même pas écarté l’hypothèse d’une vente de ce portefeuille dont la valeur comptable s’élève à 45 milliards de dollars.

Car le dossier pourrait ne pas être clos pour le bancassureur, qui a déjà inscrit des charges similaires de 343 millions d’euros en 2009 et de 975 millions l’an dernier. Patron de cette activité aux Etats-Unis, Mike Smith a reconnu que d’autres réévaluations, positives ou négatives d’ailleurs, pourraient intervenir à l’avenir pour ces produits qui concernent encore 500.000 clients.

Un porte-parole a indiqué que la provision dévoilée hier ne remettait pas en cause le calendrier de remboursement des aides publiques, dont l’échéance est attendue en mai prochain. Source de soulagement, ING a indiqué que la revue détaillée de son activité d’annuités variables au Japon n’appelait en revanche aucune charge supplémentaire.

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