La GMF engage progressivement la diversification de son portefeuille

le 07/06/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le bénéfice de l'assureur a quadruplé, profitant d’effets comptables et de base liés aux catastrophes naturelles. L'IARD soutient son activité

Photo: PHB/Agefi

La diversification de la GMF, l’un des trois membres de la Société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) Covéa, a marqué le pas en 2010. Alors que la réduction de sa dépendance à l’égard de l’assurance IARD (multirisque habitation et automobile) figure parmi ses priorités, la part de l’assurance de personnes dans son chiffre d’affaires a peu évolué entre 2009 et l’année dernière. Elle représente 44% des revenus 2010, l’essentiel étant réalisé par le pôle épargne (42,8%), tandis que la prévoyance (1%) et l’assurance santé (0,2%) en sont à leur balbutiements.

Le chiffre d’affaires stagne à 1,63 milliard d’euros (-0,1%) dans ces métiers, alors qu’il progresse de 1,5% en non-vie (à 2,05 milliards). Pour l’ensemble de la GMF, les revenus ressortent donc à 3,68 milliards, soit une progression de 0,9%. «Il faut mesurer notre diversification sur une plus longue période, tempère Patrice Forget, directeur général du mutualiste. En 2008, l’épargne ne représentait qu’un gros tiers du chiffre d’affaires du groupe.» En outre, les revenus ont été affectés par le transfert des activités d’assistance chez Covéa, soit un manque à gagner de 70 millions d’euros.

En termes commerciaux, le processus est lui mieux enclenché. Les portefeuilles épargne et prévoyance ont progressé de 3,9% (à plus de 822.000 contrats), tandis que le nombre de contrats automobile et en MRH progresse respectivement de 1,9% et 1,4% (à 2,73 et 2,54 millions).

Plus marquant est le bond de 305% du résultat net de la GMF, qui atteint 231 millions d’euros. Une progression en partie imputable à des éléments exceptionnels, notamment l’impact moindre des événements climatiques de 2010 par rapport aux tempêtes Klaus et Quinten de 2009. Les catastrophes naturelles ont coûté 37 millions d’euros nets de réassurance au mutualiste, contre le double un an plus tôt.

Par ailleurs, comme pour bon nombre de sociétés du secteur, la reprise de provision concernant l’«exit tax» sur les réserves de capital des assureurs a généré un effet comptable positif de 36,7 millions d’euros sur le résultat.

Les actifs sous gestion atteignaient 23,8 milliards d’euros en valeur de réalisation au 31 décembre 2010 et présentaient des plus-values latentes supérieures à 1,8 milliard. Constitué à 70% d’obligations, le portefeuille est exposé à la dette grecque, en montant brut, à hauteur de 400 millions d’euros.

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