Bernard Spitz rempile pour un deuxième mandat à la FFSA

le 01/06/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La reconduction du président est proposée à l'assemblée du 21 juin, alors que le dossier fiscal risque de refaire surface en 2012

Bernard Spitz est en route pour un deuxième mandat à la tête de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Le bureau d’un des deux lobbies des assureurs (l’autre étant le Gema) a décidé hier matin de proposer à l’assemblée générale du 21 juin la reconduction pour trois ans du président de la FFSA. «A l’unanimité», précise un proche.

L’unanimité, Bernard Spitz ne l’a pourtant pas toujours faite au sein de la profession depuis son entrée en fonction en 2008. L’énarque et conseiller d’Etat, qui n’était pas issu du monde de l’assurance, avait alors été recruté pour redonner aux assureurs de la visibilité dans les médias et pour sa connaissances des circuits parlementaires et ministériels. Une candidature différente était évoquée avec insistance depuis plusieurs semaines: celle de Gilles Benoist, président de l’une des deux branches de la FFSA (celle des sociétés anonymes) et directeur général de la CNP, où il sera atteint cette année par la limite d’âge. Mais Jean Azema, patron de Groupama et de la branche «mutuelles» de la FFSA, lui aurait refusé son soutien, indiquait hier La Lettre de l’Assurance, qui a révélé la reconduction de Bernard Spitz.

Selon l’un de ses membres, le bureau de la fédération a aussi choisi la continuité à l’approche des échéances électorales. «Le dossier de la fiscalité de l’assurance va refaire surface», explique un dirigeant. Alors que la collecte nette d’assurance vie est en baisse sur 2011, le secteur a échappé de justesse à un coup de rabot dans le cadre de la réforme de la fiscalité du patrimoine. Les assureurs et leurs clients ont en revanche été triplement mis à contribution dans le dernier budget au titre de la chasse aux niches fiscales.

Bernard Spitz pourra aussi mener à bien le chantier au long cours de Solvabilité 2. Un autre dossier d’envergure l’attend: celui de la réforme de la dépendance. Mais son deuxième mandat devrait aussi marquer une inflexion par rapport au premier. «Il aura une feuille de route très sociétale, avec la mise en avant de ce que la FFSA fait en matière de formation, de recrutement, de mixité et de développement durable», explique un proche. Un exemple parmi d’autres: les Universités de l’assurance, un programme lancé début 2011 par la FFSA et le Gema pour mieux faire connaître le métier aux étudiants des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce.

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