Sortie mesurée des paradis fiscaux

le 25/03/2010 L'AGEFI Hebdo

BNP Paribas a frappé fort en annonçant en septembre dernier son retrait du Panama (photo) et des Bahamas. Selon la banque, l’opération est encore en cours dans ces deux territoires, après l'arrêt l’an dernier de son activité de gestion privée au Costa Rica, qui figure sur la liste grise des Etats non coopératifs établie par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) dans le sillage du G20 de Londres. A l’inverse, les Bahamas en sont finalement sortis en signant plus de douze conventions de double imposition. Société Générale y conservera son bureau, mais elle devait fermer ceux du Panama, des Philippines et de Brunei, s’ils figuraient toujours sur la liste des paradis fiscaux au 31 mars, date butoir fixée par les banques françaises à l’automne dernier. Crédit Agricole SA assure avoir fermé fin décembre ses trois sociétés d'ingénierie patrimoniale au Panama et réfléchit à l'intérêt de maintenir sa présence aux Bahamas.

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