En Afrique, la bancarisation passe par le mobile

le 26/11/2009 L'AGEFI Hebdo

La Malaisie revendique aujourd’hui le premier déploiement commercial du paiement mobile dans le monde, mais c’est au Japon que la transition a débuté il y a cinq ans. Près d’un utilisateur de portable sur deux (47 millions d’abonnés) y utilise son téléphone pour payer. Mieux, NTT Docomo, premier opérateur du pays, compte 1,5 million de clients utilisant sa solution de crédit, cette fois, sans contact. Quant à l’Afrique, plus de 100 millions de ses habitants seraient concernés par le programme Zap. Lancé par Zain (photo), opérateur koweitien présent dans 24 pays, avec des banques dont Citi et Standard Chartered, ce projet qui vise la généralisation des transactions par portable a fait ses débuts au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Il faut dire que 280 millions d’Africains sur près de un milliard sont dotés d’un mobile et ce nombre devrait quasiment doubler d’ici à 2013, alors que moins de 20 % des ménages ont accès à des services financiers. L’enjeu est donc la bancarisation de tout un continent. Toutefois, les expériences actuelles sont plutôt nationales. C’est le cas d’Orange Money de BNP Paribas avec Orange en Côte d’Ivoire. « C’ est un concept différent du paiement mobile comme on peut l’imaginer en Europe, souligne Gilbert Arira, responsable monétique du groupe bancaire. Cette expérience permet notamment des transferts d’argent de la capitale aux villages. Elle constitue un des outils dédiés aux pays émergents pour pousser à la bancarisation avec peu d’agences. » Et à moindre coût.

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