Des bases solides pour la Suisse

le 23/09/2010 L'AGEFI Hebdo

Credit Suisse n’a pas tardé à annoncer la couleur : « Nous remplissons les critères en capitaux (de Bâle III) parce que nous avons renforcé tôt notre base et réduit nos risques d’un tiers », a déclaré Brady Dougan, son directeur général, qui ne s’attend pas à un changement significatif de son dividende ou de son plan de croissance. Les analystes partagent cet avis. Credit Suisse et UBS sont déjà dotés au-delà des minima requis à l’avenir par le Comité de Bâle (voir le tableau). Néanmoins, « pour la Suisse, la réforme de Bâle III fournit une base solide pour apporter une réponse réglementaire complète au problème TBTF (‘too big to fail’, NDLR) dans le cadre national », a prévenu Daniel Zuberbuehler, vice-président de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma). Philipp Hildebrand, président de la Banque nationale suisse (BNS), a enfoncé le clou concernant ces groupes bancaires qui obligeraient l’Etat à intervenir en cas de problème majeur : « De nouveaux efforts seront nécessaires dans ce domaine au niveau international comme national », a-t-il déclaré. La commission d’experts chargée d’examiner la question des établissements « systémiques » par le Conseil fédéral doit remettre son rapport fin septembre. « La disproportion entre ces établissements et l’économie suisse l’explique, remarque Georges Pauget, président d’Economie, Finance et Stratégie. Leur défaillance serait dévastatrice. »

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