Rome temporise sur la « bad bank »

le 26/03/2015 L'AGEFI Hebdo

Aides publiques. Alors que Banca Carige a indiqué porter de 700 à 850 millions d’euros le montant de son augmentation de capital envisagée pour faire face aux exigences de la Banque centrale européenne, le gouvernement italien peine à imposer son projet de cantonnement des créances douteuses du secteur. La création d’une structure dédiée à ce sujet, ou bad bank, permettrait à Rome d’émettre des obligations garanties par la puissance publique comme mode de financement du rachat des créances. Las, le gouvernement a, selon des sources proches citées par Reuters, décidé de mettre ce projet en veilleuse car Bruxelles pourrait bien l’identifier comme un mécanisme d’aides publiques. Ce qui impliquerait d’imposer des pertes aux actionnaires et aux créanciers obligataires des banques participantes. Rome pourrait plutôt inciter la vente par les banques des créances douteuses au moyen d’une réforme fiscale.

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