La parole à... Henri Wajsblat, director, Anaplan, Financial Services Product Marketing

Les nouvelles réglementations appellent une refonte des systèmes bancaires

le 02/07/2015 L'AGEFI Hebdo

Les nouvelles réglementations appellent une refonte des systèmes bancaires
Henri Wajsblat, director, Anaplan, Financial Services Product Marketing
(DR)

Le dispositif réglementaire CRD IV, instauré en 2013 par le Conseil de l’Union européenne et s’appliquant à l’ensemble des banques et autres établissements de crédit référencés au sein de l’Union, a engendré un certain nombre de nouveautés et de changements, mettant les systèmes de contrôle de gestion et de reporting financier et réglementaire sous pression. Les établissements financiers se doivent de trouver les solutions ad hoc pour répondre aux défis de cette nouvelle situation.

Les changements, dont la mise en application a débuté en 2014, visent en effet au renforcement des fonds propres des établissements de crédit ainsi que de leur gestion de la liquidité tant sur le court terme (à 30 jours) qu’à moyen terme (à 1 an).

Ces nouvelles règles se sont accompagnées de la publication par l’Autorité bancaire européenne (ABE) d’un ensemble de nouveaux états de reporting Finrep, Corep, large exposures et ratios de liquidité court terme (LCR) et moyen terme (NSFR), mettant en évidence une exigence accrue du régulateur en matière :

- de qualité de données et de niveau de granularité des informations collectées et divulguées ;

- de fréquence de divulgation, avec notamment la généralisation de reportings trimestriels et annuels consolidés ;

- et enfin de délai de soumission des états réglementaires au régulateur.

L’adoption de ces nouvelles règles se répercute naturellement sur le niveau de fonctionnalité et d’intégration requis des systèmes de contrôle de gestion et de reporting financier et réglementaire des banques.

Aligner les fonctions Finance et Risque en contrôle de gestion

S’agissant du contrôle de gestion, un alignement plus important des fonctions Finance et Risque s’impose pour adresser les nouveaux enjeux en matière de capital, de liquidité et de limites de risques. Le même constat s’applique pour le reporting financier et réglementaire, le régulateur requérant la réconciliation des états financiers IFRS avec les états Finrep.

Dès lors, les banques se doivent de réévaluer l’adéquation de leurs systèmes de contrôle de gestion et de reporting à ces nouvelles contraintes et notamment de s’assurer :

- de la richesse du modèle de données permettant de prendre en compte, d’une part, l’ensemble des analyses de données financières requises dans les nouveaux états Finrep et, d’autre part, les éléments de calculs des ratios de solvabilité, liquidité et autres couvertures de risques Bâle III.

- de la flexibilité du modèle de données permettant de s’adapter, selon une fréquence trimestrielle, aux révisions des contraintes réglementaires communiquées par l’ABE et, à plus long terme, à l’adoption de la norme IFRS9 et son impact sur les reportings IFRS et Finrep, mais aussi de pouvoir traiter avec agilité et réactivité des scénarios d’analyse et de simulation des données financières et de risque.

- des capacités de réconciliation entre les données financières, réglementaires et de risque au sein d’une plate-forme intégrée de planification et d’analyse de données.

Vers une refonte des outils de pilotage des banques ?

Il est fort probable que les banques ne disposant pas au préalable d’outils de planification et de reporting financiers sophistiqués intégrant l’ensemble de ces fonctionnalités décident de gérer le très court terme en adjoignant des états de type tableur à leurs outils existants pour faire face aux exigences réglementaires des premiers trimestres. Une telle architecture fonctionnelle apparaît toutefois difficilement maintenable sur le moyen terme en ce qu’elle mène en parrallèle la collecte, le traitement et le reporting des données, et ne permet pas de réconcilier les processus de planification, de contrôle de gestion et de reporting financier et réglementaire à l’intérieur d’une plate-forme intégrée.

Dans cette perspective, quelles opportunités s’offrent aux banques pour mettre à niveau leur architecture fonctionnelle et répondre de manière pérenne aux contraintes réglementaires ?

La réponse ne serait-elle pas à chercher du côté des nouvelles solutions de planification et de reporting intégrées ?

Les solutions combinant une plate-forme intégrée de modélisation des données avec la technologie « in-memory » et un moteur d’analyse multidimensionnel peuvent répondre aux besoins imposés par la nouvelle réglementation bancaire en matière de collaboration et de réconciliation entre les fonctions de finance, contrôle de gestion et risques, et en matière de richesse d’analyse, de simulation et de reporting en temps réel.

Réconcilier les processus de planification, de contrôle de gestion et de reporting financier et réglementaire

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