L’avis de… Aurelio Garcia, directeur du Global MBA de l’Institut d’études boursières de Madrid

« Ils n’ont pas voulu se mesurer sur les mêmes marchés »

le 24/09/2015 L'AGEFI Hebdo

« Ils n’ont pas voulu se mesurer sur les mêmes marchés »
Aurelio Garcia

Comment ont évolué BBVA et Santander à l’étranger ?

Ils ont suivi une évolution parallèle. Cela fait quinze à vingt ans qu’ils opèrent en dehors des frontières espagnoles. Ils n’ont pas voulu se mesurer sur les mêmes marchés. Ils ont réalisé leur expansion via l’acquisition de banques locales qui possédaient un important réseau de succursales. Banco Santander a misé sur le Brésil avec Banco Real et BBVA sur le Mexique avec Probursa.

Peut-on comparer les positions des deux géants aujourd’hui ?

Banco Santander gère un plus grand volume d’agences et de chiffre d’affaires à l’étranger que BBVA. BBVA a une forte exposition aux marchés émergents comme au Mexique, l’Amérique du Sud et la Turquie. Elle a en revanche cédé sa participation de 5 % dans la banque chinoise Citic. Mais il y a une similitude. Les deux banques tirent l’essentiel de leurs bénéfices des marchés émergents qui possèdent une capacité de développement beaucoup plus importante que l’Europe occidentale.

Est-ce un modèle pour les autres banques ibériques ?

Oui, l’internationalisation des deux géants s’est révélée être un succès absolu et sert d’exemple aux autres banques espagnoles, mais aussi étrangères. Le modèle triomphe pleinement dès lors que la banque tire plus de bénéfices de pays étrangers que de son marché domestique. Après la restructuration du secteur bancaire en Espagne, il faut chercher de nouveaux marchés et trouver des relais de croissance en dehors de la péninsule.

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