L'avis de... Jean-Marc Breitwiller, associé, Exton Consulting

«Briser les barrières des parts de marché traditionnelles»

le 28/08/2014 L'AGEFI Hebdo

«Briser les barrières des parts de marché traditionnelles»
Jean-Marc Breitwiller, associé, Exton Consulting
(DR)

Quelle est la stratégie des banques en ligne dans le paysage français ?

Il y a un effet de grignotage progressif de la banque en ligne. Ce qui se joue aujourd’hui du côté des acteurs directs, ING Direct, Boursorama, etc., c’est d’essayer d’être la banque au quotidien de leurs clients, de développer davantage leur équipement pour générer plus de revenus, alors qu’elles ont plutôt démarré comme des acteurs de la Bourse et de l’épargne. Nous sommes désormais à un virage. Les banques en ligne ont développé une capacité importante à collecter des dépôts. Aujourd’hui, elles entrent dans l’univers de la banque au quotidien et des paiements. Elles se positionnent sur les grands produits de la relation bancaire, le compte courant, l’assurance-vie, le crédit… C’est important pour leur permettre de conserver leur clientèle dans la durée et pour avoir une base de revenus suffisante.

Pourront-elles concurrencer les grands réseaux ?

La banque numérique et mobile représente aujourd’hui une opportunité de briser les barrières des parts de marché traditionnelles des banques, puisque de moins en moins de clients se rendent en agence. L’évolution de la banque en ligne est très liée à la transformation du modèle de distribution de la banque, avec la montée en puissance du numérique. Les banques françaises ont cependant un modèle relationnel très fort et il n’y a donc pas tant de place que cela pour les banques directes. Les banques à réseau ont toutes des offres à distance ; il y a donc une vraie concurrence des banques traditionnelles qui ne vont pas céder leur place facilement. La part des clients des banques en ligne est en croissance, mais les banques de détail font en sorte de servir leurs clients à distance et de suivre l’élan d’innovation des banques directes, et cela va continuer.

A lire aussi