La « bad bank » privée italienne prend forme

le 16/04/2015 L'AGEFI Hebdo

Fardeau. Alors que le projet du gouvernement italien visant la mise en œuvre d’une structure de défaisance des créances douteuses est toujours en cours, sous la menace des exigences probables de Bruxelles vis-à-vis de l’engagement de la puissance publique, le secteur privé de son côté progresse. Le 9 avril, l’administrateur délégué d’UniCredit, Federico Ghizzoni, a indiqué que son conseil d’administration avait donné, après plus d’une année de pourparlers, son feu vert à la création d’une bad bank en coopération avec sa concurrente Intesa Sanpaolo et le géant américain du capital-investissement KKR. Federico Ghizzoni avance un montant initial de 2 milliards d’euros pour cette structure chargée d’organiser le marché secondaire des prêts douteux. Mais « il n’y a pas de montant maximum », à en croire le dirigeant. Le fardeau des créances douteuses pèse certes 330 milliards d’euros à fin juin 2014, selon le Fonds monétaire international.

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