Dossier Cash management

UFFI REAM opte pour la solution Box & Automation Solutions

le 15/11/2012 L'AGEFI Hebdo

La société de gestion sécurise ses paiements avant d'améliorer « reporting » et contrôle de ses positions en « cash ».

Transformer une contrainte en opportunité. Tel a été le credo d’UFFI REAM lorsque cette société de gestion spécialisée dans les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) et les groupements forestiers a décidé d’implémenter la suite logicielle de cash management de Box & Automation Solutions (B.A.S). « A travers cette intégration, nous poursuivions trois objectifs, confie Ludovic Gros, directeur administratif et financier de cette filiale du groupe Fiducial. Nous devions d’abord assurer la migration des protocoles de virement bancaire et fichiers de paiement d’Etebac

1vers Swift2ou Ebics3au plus tard le 30 juin dernier, conformément à la date limite imposée par Orange. Parallèlement, nous souhaitions aussi remettre à plat les conditions de rémunération et de fonctionnement de nos comptes avec nos banques partenaires, tout en sécurisant au maximum les processus de virement et de règlement afin de prévenir les risques d’exécution de toutes natures. »

La solution déployée comprend deux modules distincts. Le premier, C2S (Connect to Swift), constitue la pierre angulaire du dispositif comme le confirme Laurent Gigout, responsable commercial et support de Box & Automation Solutions : « Il intègre un moteur qui assure la connexion au réseau Swift afin de communiquer avec les banques dans le monde entier. C’est également lui qui convertit les fichiers de paiement au format accepté par Swift et les banques, et qui répond ainsi aux mutations Etebac et Sepa. »

Signature personnalisée

La seconde brique, C2Pay, intègre, elle, un circuit de validation qui permet d’émettre de manière sécurisée les fichiers de paiement vers les banques partenaires. Les fichiers générés automatiquement par les outils de gestion Talliance et Altaïx sont en effet d’abord soumis à une première étape d’autorisation préalable par le collaborateur compétent. Ils sont ensuite contrôlés par la responsable de la trésorerie, avant d’être envoyés aux signataires autorisés, le PDG et le directeur financier, qui sont les seuls à pouvoir valider définitivement les paiements. « Pour renforcer la sécurité, complète Ludovic Gros,nous avons décidé de signer tous les fichiers validés avec une signature personnalisée 3SKey qui permet à la banque d’authentifier à titre personnel l’émetteur du paiement, en l’occurrence, le PDG et moi-même. » Pour Laurent Gigout, ce dispositif a aussi le mérite de responsabiliser les banques, « car si elles exécutent un paiement qui ne respecte pas les règles définies avec leur client, c’est elles qui sont responsables ».

Grâce à la plate-forme déployée, les virements et règlements ne sont plus gérés manuellement ou via les différentes plates-formes mises à la disposition d’UFFI REAM par ses partenaires bancaires. « Aujourd’hui, l’ensemble des paiements que nous effectuons quotidiennement pour régler par exemple les factures de nos fournisseurs sont centralisés, poursuit Ludovic Gros.Nous faisons également transiter sur la plate-forme tous les virements que nous réalisons chaque trimestre afin de régler les acomptes sur dividende de nos 30.000 associés. »

Bilan quotidien des positions

Sans attendre la finalisation complète de sa nouvelle plate-forme de paiement, UFFI REAM travaille d’ores déjà à l’intégration de C2Box (Cash Control Box), une solution de reportinget de contrôle de la trésorerie qui lui permettra d’avoir une situation quotidienne de toutes ses positions de trésorerie ventilées par banque, par échéances, par fonds, par placements... « Grâce à cet outil qui devrait être opérationnel avant la fin de l’année, nous pourrons améliorer le pilotage de nos prévisions de trésorerie, de nos encaissements et décaissements…,prévoit Ludovic Gros. Le logiciel nous permettra en outre d’effectuer de manière plus automatisée des contrôles sur les produits d’intérêt que l’on perçoit sur nos placements. Nous pourrons aussi contrôler encore mieux nos prestataires bancaires et les mettre en concurrence en comparant les performances des produits financiers de placement, ainsi que les facturations de frais divers qu’ils peuvent nous prélever. »

(1) Echange télématique banque-clients.

(2) Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication.

(3) Electronic Banking Internet Communication Standard.

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