Tu quoque fili mi…

le 14/04/2011 L'AGEFI Hebdo

« J’ai eu l’impression d’avoir été traité comme un criminel de droit commun qui aurait piqué dans la caisse »… Antoine Bernheim ne cache pas son dépit, dans un entretien accordé aux Echos, alors que le groupe Generali multiplie, à l’en croire, les mesures vexatoires à son encontre. L’ex-président, désormais président honoraire depuis sa mise à la retraite d’office en avril 2010, à 85 ans, se plaint d’être privé de ses quatre bureaux et de ses secrétaires, à Trieste, Milan, Rome et Paris, ainsi que de ses « moyens de locomotion ». Il vient ainsi d’être informé que les avions de Vincent Bolloré n’étaient plus à sa disposition, « en raison d’une interview prétendument explosive que j’aurais donnée à un journal italien ». A ce propos, « je ne comprends pas quelle est sa stratégie en Italie », déclare-t-il benoîtement au sujet de l’homme d’affaires dans les pages de La Repubblica. Une déclaration qui ne manque pas de surprendre car la proximité des deux hommes fut naguère si grande qu’on a peine à penser qu’ils aient eu, surtout sur la scène italienne, de grands secrets l’un pour l’autre.

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