L'avis de... Jean-Michel Franco, directeur de l’innovation chez Business et Decision

« Toutes les entreprises ont pris goût à la ‘business intelligence’ »

le 09/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Comment évolue le marché des « appliances » décisionnelles ?

Depuis les années 90, des bases de données génériques traitaient la quasi-totalité des besoins des entreprises. Seuls les très grands groupes s’équipaient de bases de données spécifiques pour le décisionnel. Désormais, les entreprises de toutes tailles ont pris goût à la business intelligence et en généralisent l’adoption. Les téraoctets de données deviennent monnaie courante, de même que les appliances décisionnelles, qui couplent le logiciel et le matériel. Un marché de volume émerge, dans lequel Oracle, HP, IBM, EMC, Microsoft, SAP et quelques jeunes pousses concurrencent le leader historique Teradata. D’une poignée de clients en France, le marché en a conquis une bonne centaine, et devrait doubler en volume cette année.

Quel est le positionnement d’IBM Netezza ?

Le coût fait partie des arguments clés de la solution Netezza. L’investissement initial se veut compétitif par rapport à la puissance de calcul proposée. Par ailleurs, la simplicité de la solution permet de réduire le coût d’administration et d’appropriation. Comme toutes les appliances, IBM Netezza offre des gains de performance importants, de l’ordre de 10 à 100 fois si on compare à des bases non dédiées au décisionnel. Gérer les données en volume devient la norme plutôt que l’exception, y compris lorsque les utilisateurs empruntent des chemins de navigation non préalablement tracés par des équipes informatiques.

Comment la requête de données est-elle facilitée ?

Avec des bases traditionnelles, il faut précalculer les chemins d’accès aux données (index, agrégats…) pour obtenir des performances convenables. Cela demande beaucoup d’efforts d’administration, augmente le volume à gérer et frustre les utilisateurs dans leur capacité à naviguer dans les données comme bon leur semble. Les appliances assemblent le logiciel et le matériel au service de ces problèmes : les données y sont comprimées, les serveurs les répartissent plus efficacement entre les disques, la mémoire et les processeurs pour éviter les accès inutiles et paralléliser les traitements. Inutile dès lors de mettre en place des efforts démesurés pour s’adapter aux usages du décisionnel.

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