La titrisation peine à prendre son envol

le 22/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Depuis son apparition en 1996, la titrisation de risque assurantiel - dont les obligations catastrophes (

cat bonds) sont le fer de lance - connaît un développement chaotique. Après avoir connu une décennie de croissance continue jusqu’au pic de 2007 - 27 opérations pour un montant total de 7 milliards de dollars -, ce marché peine à prendre son envol. La chute de la banque américaine Lehman Brothers avait, il est vrai, asséché le marché en 2008. Si celui-ci a connu un certain rebond ces deux dernières années, il n’a toutefois pas renoué avec les montants d’avant la crise financière. « Même s’il y a eu moins d’émission de ‘cat bonds’, la titrisation reste un marché complémentaire à la réassurance, estime Lotfi Elbarhdadi, directeur assurance chez Standard & Poor’s. Ses volumes dépendent notamment des conditions tarifaires de la réassurance traditionnelle. » A fin juin 2011,huit émissions de cat bondsont ainsi été recensées pour un montant de 1,6 milliard de dollars.« Il faut dire que c’est une démarche qui est assez coûteuse pour les petites sociétés, observe Martyn Street, directeur assurance chez Fitch Ratings. Le défi est de convaincre les investisseurs qu’ils peuvent obtenir des rendements suffisants. » De fait, ces derniers ont pu être échaudés par les déconvenues de certains cat bonds.Récemment, un véhicule de 300 millions d’euros s’est avéré en perte totale pour les investisseurs, étant affecté par le tremblement de terre au Japon.

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