Tête coupée

le 08/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Parce que l’objectif était « de se payer physiquement Bouton », le titre du livre Sarko m’a tuer aurait aussi bien pu être « Sniper alley ». L’ouvrage des deux journalistes sorti début septembre a l’air de se vendre comme des petits pains, il se lit vite, le temps d’un voyage en train. L’ex-PDG de Société Générale, Daniel Bouton, y fait figure, selon ses dires, de banquier dont « la tête est à couper » aux côtés d’une vingtaine de personnages parmi lesquels un juge, quelques hauts fonctionnaires, une journaliste « people » ou un ex-Premier ministre. Une telle concentration de personnalités à abattre laisse une impression de malaise bien qu’aucun président de la République ne se soit jamais privé de régler ses comptes brutalement. Selon Daniel Bouton, son éviction est due au fait de ne pas avoir prévenu assez tôt la présidence de la République de l’affaire Kerviel. Comme le dit Dominique de Villepin à la fin du livre, chaque adversaire de Nicolas Sarkozy « est voué au bûcher ». Des vanités ?

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