SwissLife Banque Privée opte pour un progiciel intégré

le 07/11/2013 L'AGEFI Hebdo

L’établissement d’origine helvétique vient de se doter en France d’Avaloq Banking Suite, alliant les activités bancaires et titres.

C’est pour anticiper l’éventualité d’un arrêt de la maintenance de V.Bank et V.Bank Valeurs mobilières, qui avait un temps été évoqué par l’éditeur, Temenos, que SwissLife Banque Privée a commencé à réfléchir à l’adoption d’une solution de rechange. « En sachant que cet investissement devait être pérenne et en phase avec les projets de croissance importants de l’entreprise », explique Jean-Michel Claude, directeur des systèmes d’information de cette filiale des groupes SwissLife et Viel & Cie, qui gère près de 3,5 milliards d’euros d’actifs pour le compte de 5.000 clients. Le choix d’Avaloq Banking Suite (ABS) a été effectué à l’issue d’un processus de sélection classique qui s’est déroulé en deux temps, avec le concours des cabinets de conseil Ailancy et KPMG Luxembourg. « La première phase a consisté en un appel d’offres, accompagné de visites de références, qui nous a permis de préselectionner trois solutions, parmi lesquelles Avaloq, raconte Jean-Michel Claude. Celle-ci a ensuite été soumise à une étude de faisabilité approfondie, avec des tests détaillés, afin de confirmer les orientations de la première phase. »

Un service de meilleure qualité

Parmi les critères qui ont présidé au choix d’ABS, il y a d’abord la performance et la flexibilité de l’outil. « Ce progiciel se distingue aussi par des technologies modernes et évolutives avec une programmation orientée objet, et une très forte orientation sur les processus, complète Jean-Michel Claude. Ce qui nous laisse entrevoir une capacité à mieux les formaliser pour délivrer au client un service de meilleure qualité, dans un contexte où l’entreprise vient d’amorcer une démarche globale entièrement centrée autour du client. » L’intégration au sein d’un même outil des modules banques et titres a également joué en faveur d’ABS, comme l’explique Jean-Michel Claude. « Sur le marché, la majorité des concurrents se contentent de proposer une combinaison de deux outils distincts qui ont appris à communiquer ensemble. » Le projet d’implémentation a débuté en février 2013, pour un déploiement programmé fin octobre 2014. ABS sera utilisé comme un progiciel bancaire, avec des modules qui couvrent les moyens de paiement, les crédits, l’Espace unique de paiement en euros (Single Euro Payments Area, Sepa)… « Nous avons également retenu les modules référentiels clients, valeurs et comptes, ainsi que les briques sur l’activité titres et le ‘front-office’ pour assurer les connexions vers nos ‘brokers’, le passage des ordres et la conservation des titres, qui constituent l’une de nos activités importantes. » En revanche, les modules CRM, Portfolio Management (PMF) et Management Information System (MIS) n’ont pas été retenus. « Nous nous pencherons sur ces dossiers en 2015, lorsque la migration de notre progiciel de ‘core banking’ sera achevée, car ces trois modules nous permettraient de disposer d’un outil véritablement intégré. » En attendant le déploiement, trois collaborateurs du service informatique ont été formés pendant un mois à Zurich afin d’être certifiés Avaloq. « Cette montée en compétences nous permettra de prendre la main sur l’outil pour l’améliorer en interne et accompagner les utilisateurs, tout en augmentant notre indépendance vis-à-vis de l’éditeur », conclut Jean-Michel Claude. 

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