Swiss Life France prend une longueur d’avance dans les unités de compte

le 06/03/2014 L'AGEFI Hebdo

L’assureur veut continuer à renforcer sa clientèle patrimoniale, développer sa banque privée et monter en puissance en santé collective.

Nous sommes en phase avec les objectifs du plan Swiss Life 2015, voire en avance sur certains critères », assure, confiant, Jean-Pierre Lassus, directeur de la division financière de Swiss Life France. « Nos objectifs internes mettent l’accent sur la production en unités de compte et nous sommes en avance par rapport à nos objectifs 2015 sur la qualité de la production. Nous pouvons aborder les perspectives 2014 dans de bonnes conditions », précise-t-il.

Les résultats 2013 de la filiale française de l’assureur helvète font état d’une hausse de 8 % du chiffre d’affaires (3,8 milliards d’euros) tirée par l'assurance-vie en unités de compte (UC). Sur les 720 millions d’euros de collecte nette réalisée en 2013, l’essentiel, 617millions d’euros, l’a été en UC. Le volume total des primes s’établit à 2,12 milliards d’euros, en hausse de 15 % sur un an. Une surperformance par rapport à la moyenne du marché, en hausse de 6 %. Les primes en unités de compte ont progressé de 47 %, contre une augmentation de 23 % pour le marché. La production nouvelle en assurance-vie, considérée comme un indicateur fort de pilotage en interne, se fait désormais à 50 % en UC. Swiss Life France entend bien continuer sur cette lancée en 2014.

Côté produits, si la filiale se prépare à distribuer le nouveau contrat eurocroissance, elle précise toutefois être « peu sensible et peu exposée » à son effet sur la collecte. « Car nous avons déjà pris le virage des unités de compte », insiste Eric Le Baron, directeur général de Swiss Life assurance et patrimoine.

Clientèle patrimoniale

« En 2013, l’activité a porté essentiellement sur la clientèle patrimoniale », précise-t-il. Cette clientèle a augmenté de 15 % en 2013, et son chiffre d’affaires a crû de 24 %. Ces 17.000 clients (sur 280.000 en vie individuelle) pèsent désormais 44 % des encours vie individuelle. « Un petit nombre de clients représentent donc presque la moitié des encours », résume Eric Le Baron. Or, se renforcer sur la clientèle patrimoniale est un axe majeur du plan stratégique 2015 lancé fin 2012. Ses ambitions de « renforcer la promesse client » et de « proposer la meilleure solution à chaque client » sont d’ores et déjà réalisées, selon Charles Relecom, PDG de Swiss Life France.

Taille critique

L’entreprise revendique et peaufine ce « positionnement unique » et affiche ses ambitions pour sa banque privée. Elle vise « la possibilité de devenir de plus en plus un acteur majeur de la banque privée sur la place », affirme Tanguy Polet, directeur général de Swiss Life Banque Privée. Son objectif de passer de 4,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion aujourd’hui à la « taille critique » de 10 milliards d’euros en 2017 doit se faire par le développement commercial et par d’éventuelles opérations de croissance externe, après celle du rachat de Prigest à la fin de l'année dernière. La banque privée vient d’annoncer le recrutement de deux nouveaux banquiers, chargés de développer deux portefeuilles de clients, des chefs d’entreprise et des clients fortunés. Ils renforcent une équipe de 15 banquiers qui doit atteindre 25 personnes en fin d’année.

Pour 2014, Swiss Life France entend bien poursuivre son développement en continuant à « surperformer en vie », en confirmant l’accélération commencée en 2013 sur la santé collective, en poursuivant le développement de la qualité de l’offre et la satisfaction client, et en améliorant encore l’efficacité opérationnelle.

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